régime

Le miroir.

Tous les jours, je veille à faire les exercices que D. m’a donnés. Je suis assidue. Pendant une trentaine de secondes, j’exerce des tapotements en deux endroits sous les clavicules en répétant à voix haute mon objectif.

Je retrouve ma sérénité et ma joie. Mon stress s’est évanoui. Il refrappe un coup parfois lorsqu’un matin je n’ai pas le temps de faire mes exercices. Mais il s’envole à nouveau après les avoir faits pendant 30 secondes.

Je me demande comment cela peut avoir agi aussi rapidement sur mon état. Comment ce mouvement et la répétition de mon objectif peuvent-ils avoir mis mon cerveau sur pause et changer ainsi ma vie?

Je me laisse vivre, je retrouve le plaisir des choses simples. Je me surprends même parfois à sourire bêtement :-). Je prends tout ce qui vient, les bonnes choses de la vie comme les moins bonnes. Tout glisse, tout coule. Tout va bien.

Et puis un soir, alors que je récite mon objectif de retrouver ma vraie nature, je m’approche du miroir devant lequel je me trouve. Je m’observe. Et je ne me reconnais pas physiquement. Je me scrute de haut en bas. Comment pourrais-je retrouver ma vraie nature si je ne retrouve pas mon physique d’avant?

Les années ont passé et même si je me trouve plutôt jolie, je vois que le temps -encore lui-, a fait son œuvre. La fatigue et le stress ont bien travaillé. Mon visage si souriant et lumineux auparavant a laissé place à un drôle de truc que je ne saurai décrire. J’ai le regard terne. Je comprends maintenant pourquoi on dit que les yeux sont le miroir de l’âme.

Je ne compte pas les kilos en trop qui me fatiguent à cause du grand n’importe quoi culinaire de ces dernières années. J’adorais cuisiner auparavant. J’étais à la fois gourmande et gourmet. J’aimais la qualité et le temps passé en cuisine à bichonner mes plats comme mes enfants. Mon dernier souvenir de cuisine plaisir remonte à loin. Des macarons au citron et au café. Un délice. J’aimais la pâtisserie pour l’extrême précision des quantités. Je suis un vrai cerveau gauche. J’aimais aussi les belles tables bien décorées et faire plaisir à mes convives. L’arrivée des enfants a chamboulé ces habitudes 🙂 Maintenant c’est pommes noisette/frites/pâtes/haricots verts/petits pois/viandes/poulet sous toutes ses formes/poisson pané/crème au chocolat/compote. Un régal je vous dis. De quoi en perdre l’appétit… Mais surtout, le stress m’a poussé à mangé sans faim tout ce qui me tombait sous la main. Essentiellement des choses sucrées et mon sacro-saint chocolat.

Je tapote les clavicules et fait mon incantation. Et je prends la décision de changer radicalement mon alimentation déplorable. Vais-je tenir cette promesse? Je décide à voix haute que oui. J’esquisse un sourire.

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