Programmation neuro-linguistique

LA BOUCLE.

Je rentre de mon footing comme délivrée d’un poids. Le soir même je m’isole. J’ai besoin de réfléchir. Que dois-je faire? Ces trois lettres -P.N.L.- vont me mener sur des sentiers encore inconnus.

Je me promène sur YouTube à la recherche de vidéos inspirantes. J’écoute avec attention tout ce qui a trait à la P.N.L. ou Programmation Neuro-Linguistique.

Je suis partagée entre un sentiment de regrets et un sentiment d’excitation. De regrets parce que je réalise à quel point la P.N.L. aurait pu rendre nombre de situations plus faciles dans ma vie. D’excitation parce que je prends conscience que la vie n’a de limites que celles qu’on lui donne. Quelles sont ces limites que je me suis posées ? Comment les faire exploser? Quel est le but si ce n’est plus de bonheur pour moi et peut-être pour les autres? Le succès est-il garanti?

En me demandant de définir mon objectif lors de notre premier rendez-vous, D. m’avait déjà mise sur cette voie salutaire. En affirmant devant le miroir « je retrouve et j’affirme ma vraie nature et je donne un sens à ma vie », je faisais déjà du développement personnel…et sans le savoir, je programmais mon cerveau pour y croire. Cela m’avait conduite à la vidéo de Steve/Abd Al Karim, et à faire un footing durant lequel je pensais à ces trois lettres.

Je sens cette petite flamme en moi qui se rallume après une longue traversée des ténèbres.

Je prends conscience du formidable potentiel qui s’ouvre à moi, ce qui m’amène à m’inscrire à la formation de Steve/Abd Al Karim Booster d’excellence.
Effectivement, cette formation qui s’étale sur dix mois, porte bien son nom. Elle a pour vocation de faire ressortir l’excellence qui sommeille en chacun de nous, quelle que soit la nature des difficultés que nous rencontrons.

C’est une formation à 360 degrés: techniques de communication, leadership, intelligences, productivité et montage de projet. Le must. Je commence la formation par les techniques de communication. Les explications de Steve sont fluides et agrémentées d’exemples. Le tout est enrichi par les interventions des personnes ayant cette énorme chance d’assister au coaching en présentiel. Il y a quantités d’informations à retenir. Mon cerveau bouillonne.

J’en apprends sur moi comme sur l’être humain. Je note, j’intègre et je pratique sur mon entourage. La première fois, c’est lors d’un déjeuner chez une personne de la famille, une femme âgée extrêmement distinguée et que j’apprécie énormément pour son goût, son franc-parler, sa capacité d’écoute, son charisme et sa gentillesse. Elle est malade et sait qu’il lui reste quelques mois à vivre -du moins c’est ce que les médecins lui ont dit-. J’ai la sensation, en arrivant, que cette invitation ressemble à l’ultime, ce que je n’espère pas. Nous retrouvons d’autres membres de la famille de notre âge et un peu plus âgés.

Pour la première fois de ma vie peut-être, j’observe notre hôte et les convives, sans intervenir dans les débats. Je prends très peu part aux différents sujets de conversation. Je m’intéresse bien sûr à la vie de chacun et pose quelques questions. Mais je m’en tiens à ça. Notre hôte est silencieuse, le regard dans le vague. Elle est essoufflée semble-t-il. Je n’ose pas lui demander comment ça va. Je me demande à quoi elle pense. Même s’il lui reste quelques mois, elle sait que sa vie est derrière elle. Je me dis que j’ai de la chance d’avoir encore quelques années devant moi (enfin j’espère) et qu’il est temps d’agir… L’apéritif se passe. Le déjeuner également, dans la bonne humeur. Notre hôte se libère enfin à table, de manière assez vive. Je suis contente de la voir « comme avant ».

Vient l’heure du café. Et c’est là que j’analyse pour la première fois la situation de la « boucle » évoquée par Steve / Abd Al Karim et que je suis amenée à ne surtout pas rentrer dedans. Je m’explique: alors que je ne dis rien, un convive me reproche de manière très agressive, une phrase que j’avais dite il y a cinq ans! Il ne me regarde pas en disant cela mais regarde les autres. Cette phrase, je l’avais évidemment oubliée puisque la situation n’était plus importante à mes yeux depuis belle lurette. Son argument: alors que cette phrase et la situation visaient quelqu’un d’autre, qu’il ne connaît d’ailleurs pas et avec qui nous ne sommes pas du tout ami, ce convive s’était senti visé par mes propos, qu’ils jugeaient odieux (ce qui n’était pas le cas je vous rassure). Cette thèse est soutenue par un autre convive mais pas par deux autres. Les voix montent, montent, montent. Chacun veut avoir raison et absolument convaincre le camp adverse. Et puis le convive s’adresse à moi avec toute son agressivité pour me convaincre, me faire flancher et m’aspirer dans sa boucle. J’avoue qu’un court instant les bras m’en sont tombés. Mais un court instant seulement. Une seconde ou deux. Pas plus. Car Steve m’a sauvée. Ne jamais rentrer dans la boucle des autres, me suis-je souvenue. J’ai simplement répondu qu’il était bizarre de se sentir visé alors que non concerné mais que c’était sa croyance et que je la respectais. Ce sont ses bras à lui qui en sont tombés. Je ne suis pas rentrée dans leur guerre, qu’ils ont continuée pendant encore une demie heure jusqu’à l’épuisement car aucun n’avait réussi à convaincre l’autre. Moi, par contre, j’étais zen. Et je riais intérieurement.

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