Lecture, Programmation neuro-linguistique

COMMUNICATION ET RELATION.

1998. C’est à l’âge de vingt ans que j’ai eu mon premier téléphone portable, comme beaucoup de mes amis à la fac. Nous n’avions pas encore de connexion illimitée au réseau et la possibilité de surfer sur le web était très restreinte voire inexistante. Mais envoyer un texto était déjà hallucinant. Exit les cabines téléphoniques et les cartes à puces.

Mai 2016. Je suis dans la salle d’attente d’un cabinet médical. Les personnes de mon âge ou plus jeunes s’assoient et prennent leur téléphone portable, ignorant la centaine de magazines très instructifs posés sur la table élégante. Je fais partie du lot de ces personnes. Les enfants également sont devant un téléphone ou une tablette. Les personnes d’âge mûr, elles, arrivent généralement en couple. Elles prennent un magazine et elles discutent de tel ou tel article qu’elles lisent. J’ai moi-même essayé une ou deux fois de lire un magazine. Mais j’ai vite constaté que mon oeil n’était plus exercé à la lecture de ces grandes pages, ce qui n’arrive pas avec les livres fort heureusement. Observez autour de vous.

Quelle différence entre ces deux catégories de personnes? La première catégorie est souvent (pas toujours) constituée de « solitudes » enfermées sur elles-mêmes malgré l’ouverture au monde incroyable que procurent les ordinateurs, tablettes et téléphones portables. La deuxième catégorie est constituée de personnes qui communiquent dans la relation. N’avez-vous pas, comme c’est mon cas d’ailleurs, partagé un repas avec une personne pendue à son téléphone qui ne sait plus parler ou interroger les autres sur leurs journées, leurs projets, leurs besoins ou leurs émotions? Je suis sûre que vous trouverez certainement quelqu’un dans votre entourage répondant à cette description…

Le manque de communication impacte souvent négativement notre vie professionnelle ou sentimentale et peut conduire au désastre relationnel. Certes, un contact est possible, voire une transmission de messages. Une transmission de messages en « mode texto »… Mais sans émotion, pas de relation, et sans relation -souvent une relation d’influence-, pas de communication réussie, comme le dit René de Lassus dans son livre La communication efficace par la PNL.

 

 

Les relations humaines sont généralement des relations d’influence et une bonne communication permet d’influencer positivement -non manipuler-. C’est ce que font ce que René de Lassus appellent les « super-communicateurs ». Dans les années soixante-dix, il s’agissait de thérapeutes hors du commun tels que les Dr. Milton Erickson, Virginia Satir, ou encore Fritz Perls.

C’est le travail de ces grands thérapeutes, que Richard Bandler et John Grinder vont observer et analyser pendant ces années là, avec d’autres chercheurs (grâce notamment aux enregistrements vidéos). Leur objectif est de construire un modèle précis que quiconque peut imiter et reproduire dans tous les domaines: de la maman au foyer, au professeur ou au vendeur, en passant par l’acteur ou le dirigeant d’entreprise, etc. C’est l’objet de la programmation neuro-linguistique.

Que font donc ces « super-communicateurs »? Dans son ouvrage, René de Lassus explique qu’ils agissent selon des étapes qui ont chacune un objectif précis:

  • Etablir un lien puissant en observant leur interlocuteur en les calibrant (observation fine des détails du visage, position du corps…) et en se synchronisant physiquement et verbalement avec celui-ci (employer les mêmes expressions, le même langage), tel un reflet dans le miroir. L’objectif est de contrôler le processus de communication pour amener leur interlocuteur là où ils proposent de le faire parvenir.
  • Etablir un cadre et fixer les objectifs que leur interlocuteur veut atteindre. Les objectifs doivent être précis, détaillés, réalistes, bien énoncés et formulés dans des termes positifs. Mieux vaut formuler un objectif en disant « je veux… », plutôt que « je ne veux plus… » . Exemple: mieux vaut dire « je veux me sentir en meilleure forme grâce à l’arrêt de la cigarette », plutôt que « je ne veux plus fumer ».
  • Rechercher quelles sont les ressources de leur interlocuteur: souvenirs, expériences, créativité, entourage…peuvent être mobilisés pour atteindre les objectifs souhaités. Fouiller dans les expériences de réussite personnelle est un exercice très efficace pour voir quelles conditions étaient réunies à ce moment précis (qui était présent, ce que l’interlocuteur voyait, entendait ou sentait à ce moment là). Le but est de recréer cet état de ressource et de le reproduire pour atteindre le nouvel objectif visé.
  • Le super-communicateur amènera ensuite son interlocuteur:
    – A visualiser la réalisation concrète de son objectif et du plaisir que cela lui procure.
    – Il pourra aussi le conduire à rompre certaines associations faites entre un élément de la réalité et l’effet négatif produit dans la tête de ce dernier, en le laissant imaginer qu’il produit un effet positif.
    – L’ancrage est également un des moyens utilisés par les super-communicateurs. Un drapeau par exemple, peut évoquer une ancre visuelle comme la guerre ou la victoire. Il s’agira alors par exemple d’associer une image de succès à un geste.
    – Le recadrage est aussi utilisé pour amener l’interlocuteur à voir, entendre et/ou ressentir quelque chose différemment, à travers ses souvenirs, ses ressources, son imagination.
    – Le changement d’histoire personnelle est aussi utilisé quand l’interlocuteur éprouve une sensation inadéquate dans sa vie actuelle, par exemple une sensation bloquante à l’égard d’une personne chère. L’interlocuteur doit retrouver dans sa vie des expériences provoquant la même sensation, et en fonction des âges, trouver les ressources personnelles dont elle aurait eu besoin pour dépasser cette sensation. La ressource est alors ancrée et associée à l’âge.
  • Le super-communicateur amènera enfin son interlocuteur à associer les déterminations prises à la réalité future, c’est-à-dire aux changements à mettre en œuvre, du moment que ces changements ont un impact positif sur sa relation avec son milieu.
  • Enfin, les super-communicateurs ont quelques autres outils dans leur boîte: l’emploi fréquent de métaphores, l’utilisation du « comme si… », la flexibilité dans leur manière de communiquer avec leur interlocuteur, la prise en compte des faits et des sentiments et non des opinions.

Les super-communicateurs sont ainsi capables de changer le cours de la vie de milliers de personnes grâce à tous ces outils.

4 réflexions au sujet de “COMMUNICATION ET RELATION.”

  1. Alors là je vais te dire, je suis entièrement d’accord avec toi. Le téléphone portable et la tablette sont de bonnes inventions mais elles empêchent une communication de qualité et ça me fait mal au coeur de voir les gens s’enfermer là-dedans, au lieu de regarder autour d’eux. Cela me fait peur pour les enfants qui, à l’âge adulte, ne sauront peut-être pas communiquer et cela risque de donner encore plus de gens dépressifs et mal dans leur peau car le contact social est indispensable à l’être humain.

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