ECHEC OU DEFI?

Il est des évènements dans la vie qui procurent de l’inquiétude, de la tristesse, de la douleur ou du désespoir. Des évènements qui nous freinent et nous plongent dans des situations qui nous paraissent insurmontables. Des évènements qui feront que certains sombreront et que d’autres en sortiront grandis et meilleurs. Des évènements qui anéantiront certains qui « ont tout » mais feront renaître d’autres qui « n’ont rien ».

Quelle différence entre ces deux catégories de personnes? La manière dont elles se représentent les évènements et dont elles y réagissent. Rappelez vous de Hal Elrod, auteur de l’ouvrage Miracle Morning. C’est son terrible accident de voiture qui s’est révélé être un défi et un nouveau point de départ dans sa vie. C’est sa volonté ultime qui l’a conduit à courir un ultra-marathon de 83 kilomètres malgré des douleurs séquelles de son accident. Plus près de nous, et rien que sur la toile, on trouve des exemples de jeunes « sans avenir », tombés dans l’alcoolisme, rebondir et transformer leur vie jusqu’à en devenir millionnaires. Je pense à l’extraordinaire Anthony Nevo, fondateur de Vie de dingue et à bien d’autres!

La manière dont nous nous représentons les évènements vient de la façon dont nous communiquons avec nous-même: les images que nous formons dans notre esprit, ce que nous nous disons, notre façon de nous tenir, etc. Face aux évènements de la vie, certains auront de la gratitude, du bonheur et de la joie. Face aux mêmes évènements, d’autres ressentiront du découragement, de la colère ou de la tristesse.

La bonne nouvelle c’est que l’esprit humain n’a de limites que celles qu’il s’impose. Et pour sortir de ces limites, il faut observer et reproduire les représentations intérieures conduisant au succès -que d’autres ont atteint, notamment grâce à certaines techniques de programmation neuro-linguistique-. En d’autres termes, il faut trouver et imiter les modèles de réussite!

Selon Bandler et Grinder, trois mécanismes fondamentaux permettent de reproduire ces modèles:

  • Le système de croyances: nous nous estimons tous capables ou incapables de faire certaines choses. Nous croyons tous qu’il est possible ou impossible de faire certaines choses. Dans tous les cas, nous avons raison. Lorsque nous nous croyons capables d’atteindre un objectif, nous envoyons à notre cerveau un message lui ordonnant qu’il peut imiter une action conduisant au résultat voulu. L’inverse est aussi vrai!
  • L’organisation de nos pensées: ou syntaxe mentale. Il s’agit de parvenir à la partie de notre cerveau qui nous aidera le plus à obtenir le résultat souhaité.
  • La physiologie: notre façon de respirer, de nous tenir, nos expressions et mouvements sont le reflet de notre état intérieur. Je me souviens d’une époque où je sentais que l’air ne passait plus dans mes poumons! Je n’arrivais clairement plus à ressentir les sensations d’inspirations et d’expirations. Je marchais épaules rentrées et tête basse. Je donnais l’impression de porter le poids du monde sur mes épaules. En fait, la fatigue avait fait dévier mon sternum qui comprimait ma cage thoracique et donc mes poumons et j’avais deux cervicales coincées. L’ostéopathe n’en revenait pas. Après une séance très dure, je suis ressortie respirant le bon air -pollué-, les épaules dégagées, le dos droit…et surtout le sourire au lèvres.

L’imitation est le propre de l’être humain: le bébé, par exemple, apprend en imitant. Nous imitons des modèles tout au long de notre vie. Mais c’est la manière dont nous gérons nos impressions qui font de certains des gens heureux et d’autres, des gens qui le sont moins.

Un jour de tristesse à cause d’évènements extérieurs, mon père m’a dit « regardes la pluie tomber…ses merveilleuses gouttes ». Oui, je les ai regardées attentivement rouler sur la fenêtre, ces gouttes de pluie. Cette phrase, je m’en souviens à chaque fois qu’un petit coup de blues essaie de m’atteindre, car elle est d’un optimisme imparable. Cette phrase me permet de sortir d’un état paralysant et d’atteindre un état dynamisant, afin d’adopter le comportement adéquat à une situation donnée. Par exemple, face à l’agressivité de quelqu’un -cela nous est arrivé à tous-, comment répondez-vous? Par de la colère? De l’agressivité également? Mieux vaut contrôler son état et ne pas se laisser déborder ni entraîner dans l’escalade des sentiments négatifs qui conduisent inéluctablement à l’échec…mais nous réagissons la plupart du temps de manière inconsciente.

Pour contrôler nos états, il faut d’abord savoir ce qui les crée et nous conduisent à adopter un certain type de comportement, comme le dit Anthony Robbins dans son livre Pouvoir illimité:

  • nos représentations internes du monde et notre interprétation des situations. Prenons un exemple: une personne chère doit venir chez vous mais est extrêmement en retard. Vous n’avez pas de nouvelles d’elle. Allez-vous vous inquiéter ou être fâché ? Lorsqu’elle franchira votre porte, allez-vous être soulagé ou vous mettre en colère ? Qu’est ce qui vous poussera à vous mettre dans tel ou tel état ? Ce sont les modèles que vous imitez, ceux de vos parents ou d’autres personnes.
  • Notre physiologie: notre tension musculaire, notre posture, notre façon de respirer, etc. sont autant d’éléments qui déterminent un état particulier. Si nous reprenons l’exemple ci-dessus, pensez-vous que vous serez dans le même état et aurez le même comportement en situation de plénitude qu’en situation de stress, de fatigue ou de tension musculaire ? Il y a peu, j’ai vécu un échange verbal très court avec un proche parlant de manière très agressive. J’ai pris le parti de me taire. Impossible pour moi de rentrer dans la boucle infernale et dans une escalade qui risquerait de faire s’écrouler le château de cartes. Des sentiments d’injustice profonde, de tristesse, de colère et de peur m’ont envahie. Ces sentiments ont aspiré toute mon énergie et en fin de journée, j’étais littéralement vidée.

Pour changer nos états et donc nos comportements, il faut donc modifier notre physiologie mais aussi nos représentations internes de notre environnement et notre interprétation des évènements. C’est grâce à nos cinq sens que nous percevons les évènements et les interprétons. Voilà pourquoi deux personnes ayant assisté à la même scène la décriront de manière différente: l’une donnera plus d’importance à ce qu’elle a vu, l’autre à ce qu’elle a entendu; l’une pourra avoir vécu un évènement similaire dans le passé et l’évènement actuel ne résonnera pas de la même manière que pour la seconde personne n’ayant jamais vécu un tel évènement.

L’une des idées fondamentales de la P.N.L. est que « la carte n’est pas le territoire » (Alfred Korzybski). En d’autres termes, cela signifie que nos représentations internes des évènements ne correspondent pas tout à fait à la réalité exacte. L’objectif est de donner aux évènements une valeur telle que nous nous mettons dans un état dynamisant et non paralysant. Pour cela, il faut se représenter et décider du but à atteindre et des résultats que l’on souhaite produire. Cette action doit se faire de manière consciente. Une réaction inconsciente, sans discernement, peut nous mettre dans un état néfaste et conduire à l’échec. Le contrôle de nos ressources internes est donc indispensable.

La majorité des gens allument la télévision pour ruminer leur colère et oublier leur tristesse. D’autres vont au cinéma ou au restaurant pour sortir de l’ennui. D’autres encore mangent pour combler un manque. Lorsque l’activité prend fin, les représentations internes sont toujours là et l’état paralysant revient.

Il faut avant toute chose modifier nos croyances les plus profondes pour changer notre perception des évènements. Je vous en parlerai dans un prochain article…

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