Programmation neuro-linguistique

EN QUOI CROYEZ-VOUS?

Je vais vous raconter une petite histoire.

Plus jeune, j’ai eu plusieurs rêves. Je me passionnais toute petite pour l’espace et je voulais devenir astronaute. On m’a dit que c’était très dur, que c’était un rêve inaccessible.

Puis, comme je dessinais fort bien depuis ma tendre enfance, je me suis mise à dessiner des modèles de vêtements de haute couture. Yves Saint Laurent, Karl Lagerfeld et surtout Christian Lacroix étaient mes sources principales d’inspiration. J’aimais les matières et la couleur. Je voulais devenir styliste de mode. On m’a dit un jour que c’était impossible.

Ensuite, à l’adolescence, outre la peinture et la musique, je me suis passionnée pour les mathématiques et les échecs. J’avais l’impression que mon cerveau gagnait en puissance: puissance de concentration, puissance de mémorisation, puissance d’exécution des tâches. Plus je m’entraînais, plus je répétais, plus cela me passionnait, et plus je progressais à une vitesse fulgurante. Pour les échecs, je prévoyais désormais jusqu’à trente coups à l’avance et battais parfois le jeu d’échecs electronique que mes parents m’avaient offert. Pour les mathématiques, ma rencontre avec mon professeur de troisième a tout changé : le prof le plus sévère qui soit avait réussi à m’inculquer une rigueur incroyable et un système de pensée inégalable. Je suis passée d’un niveau très médiocre à première de la classe en trois mois avec 19,5 sur 20 de moyenne. Les mathématiques étaient devenus ma nouvelle passion et je faisais d’un nouveau métier mon rêve : pilote de chasse ou de ligne. La rigueur et l’engagement physique et mental me plaisaient. Mais j’ai révisé mon ambition lorsqu’on m’a dit que ce n’était pas pour moi.

Et puis la philosophie et la psychologie ont pris le relais : je dévorais les ouvrages des plus grands philosophes et psychologues. Les méandres de l’esprit humain m’intriguaient. Cela m’inspirait et je me suis mise à écrire des poèmes sur la passion et la nostalgie.

J’ai ensuite enchaîné sur une maîtrise, un troisième cycle et un doctorat en droit, mon objectif à l’époque étant de travailler à l’Organisation des Nations Unies. Une brillante carrière internationale était tracée devant moi grâce à mes efforts, un travail acharné et de longue haleine, des expériences riches et un réseau important construit depuis plusieurs années. Dix ans se sont écoulés entre mon entrée en première année de droit et ma soutenance de thèse.

J’ai abandonné cette carrière au profit d’une autre plus importante à mes yeux. Celle de m’occuper de mes enfants, ce que je ne regretterai jamais!

Arrêtons nous un instant et passons en revue tous ces rêves. Je n’ai pas réalisé mon rêve d’être astronaute, pilote, styliste de haute couture et je n’ai pas non plus fait carrière à l’ONU. Mais j’ai réussi à apprendre à  jouer admirablement aux échecs, à devenir première de ma classe en mathématiques et à boucler une thèse de doctorat sur un sujet très pointu. Quelles différences et quels points communs entre ce pour quoi j’ai échoué et ce pour quoi j’ai réussi ? Mes croyances!

Les croyances représentent notre perception, notre représentation du monde. Lorsque nous croyons que quelque chose est vrai ou est possible, nous donnons l’ordre à notre cerveau de croire que cette chose peut se réaliser. À l’inverse, lorsque nous croyons en quelque chose de négatif, nous donnons l’ordre à notre cerveau d’agir pour que cette chose se produise. Les croyances ont un impact considérable sur nos comportements et donc sur la réalisation de nos objectifs ou de nos rêves. Si l’on croit à la réussite, on agira dans ce sens. Si l’on croit à l’échec, également.

Une grande partie de nos croyances vient de notre éducation et de notre entourage. Voici quelques exemples de tournures de phrases que vous avez certainement comme moi, entendu depuis votre plus jeune âge…:

-« il ne faut pas »: par exemple, dire ce que tu penses ou exprimer tes sentiments, sinon on dira que tu es faible!

-« tu ne dois pas »: par exemple t’approcher du chien, il va te mordre!

-« ne fais pas ça »: par exemple, tu vas tomber!

Voici trois exemples de croyances qui peuvent créer des craintes, des phobies, ou une impossibilité de s’ouvrir à l’autre.

Pire, l’étiquetage peut parfois vous poursuivre toute une vie. Répétez à un enfant qu’il est maladroit, croyez vous que son verre d’eau restera sur la table ou tombera par terre? Répétez à un enfant qu’il va se faire gronder par sa maîtresse car il se comporte mal, que croyez vous qu’il se passera? Répétez à un enfant qu’il est nul et il le restera…à moins que sa croyance ne change… C’est ce qui m’est arrivé à propos des mathématiques. J’étais forte dans toutes les matières à l’école sauf en maths au début du collège. On m’a dit pendant longtemps « tu es nulle en maths » donc oui j’étais nulle. Jusqu’à la classe de troisième où notre prof nous a dit que nous serions les meilleurs. Alors je suis devenue la meilleure. Soudain, quelqu’un croyait en moi. Alors, je me suis mise à croire en moi. Soudain, je me suis passionnée pour cette matière qui me répugnait avant. Alors, j’ai eu envie de travailler et j’y prenais un énorme plaisir. Les maths étaient devenus un grand terrain de jeu. Et je me suis vue devenir très forte. Et je suis devenue très forte.

Pour modifier son comportement, il faut briser les croyances qui nous limitent. La visualisation de la réalisation d’objectifs est un facteur très important de réussite. Elle est très utilisée pour la préparation mentale des athlètes, mais peut l’être dans tous les domaines. Prenons justement l’exemple de ma thèse. J’ai failli abandonner cent fois ma thèse car je n’arrivais pas à ordonner le nombre incalculable d’idées à développer après plusieurs années de recherches. En creusant bien, j’entendais mon entourage dire: « elle n’y arrivera pas », « c’est trop dur pour elle »… Je me suis même imaginé jeter tout mon travail par la fenêtre du 5eme étage ! Et puis un jour j’ai bien observé cette fenêtre. Et j’ai interprété cette fenêtre comme la fenêtre de la liberté : je visualisais une thèse finie s’envolant dans les airs tel un ange. Drôle d’image me direz-vous! Et pourtant, c’est cette visualisation qui chaque jour m’a donné l’énergie de finir ma thèse. Tout s’est débloqué en quelques jours. La passion de mon sujet et le goût de l’écriture sont revenus. J’ai trouvé un plan, toutes les idées se sont imbriquées naturellement, tout était devenu fluide.

La bonne nouvelle c’est donc que tout objectif peut être atteint. Il n’y a de limites que nos propres croyances qui sont une interprétation des événements. Cette interprétation peut trouver son origine dans notre éducation, dans des étiquettes que l’on nous a collées. Ces croyances nous poussent à adopter certains comportements menant au succès ou à l’échec. Avec une bonne dose de visualisation positive et de passion, le succès est généralement assuré! Qu’en pensez-vous ?

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