Programmation neuro-linguistique

2 CV OU FORMULE 1?

Imaginez…

Vous êtes sur l’autoroute au volant de votre magnifique 2 CV dont vous prenez soin chaque week-end avec amour. Vous êtes sur la file de droite et vous voulez dépasser une Coccinelle avec sa remorque qui roule à 4 kms/h. Vous, vous roulez à 25 kms/h mais vous avez des bagages sur le toit, comme le Combi Volkswagen sur la photo de cet article! Les voitures qui sont sur la file de gauche, elles, roulent à 110 kms/h et il y a beaucoup de circulation ce jour là… Comment allez-vous procéder pour doubler la Coccinelle qui vous empêche d’avancer? Vous allez certainement regarder maintes et maintes fois dans le rétroviseur avant de saisir l’opportunité -peut-être unique- de dépasser la Coccinelle, n’est-ce pas? En doublant cette dernière, vous allez probablement accélérer en priant pour qu’une voiture n’arrive pas derrière vous en trombe… Vous regardez plusieurs fois également dans votre rétroviseur intérieur. Comment allez-vous vous sentir? Allez-vous vous sentir confiant et à l’aise? Ou bien allez-vous commencer à stresser en vous demandant si vous allez arriver à dépasser cette Coccinelle? Surtout que vous venez d’apercevoir un véhicule « inattendu » plus loin sur la file de gauche…

Maintenant, imaginez…

Vous êtes au volant d’une voiture de F1 sur la même autoroute et vous souhaitez dépasser la même Coccinelle que vous voyez au loin, ainsi que cette 2 CV qui semble lui coller au train. Les voitures s’empressent de s’ecarter pour vous laisser doubler. Tous les conducteurs vont se ranger sur la file de droite pour vous laisser passer. Allez-vous regarder dans votre rétroviseur pour dépasser les voitures? Ou droit devant vous? Comment allez-vous vous sentir? Confiant ou non? Peut être un peu stressé car vous ne voulez pas causer d’accident mais en même temps confiant car tout le monde vous laisse passer… Vous êtes certainement moins stressé que le conducteur à la 2 CV qui tente de doubler la Coccinelle avant votre arrivée…

Analysons…

Quelle différence entre ces deux petits scénarios? Qu’est ce qui va permettre aux deux conducteurs d’avancer plus ou moins bien ? Le type de voiture certes, mais surtout le fait de regarder dans le rétroviseur. En regardant sans cesse dans le rétro, celui à la 2 CV manquera de confiance en lui; le conducteur de F1 par contre regarde droit devant lui et pas en arrière. Leur confiance en eux est différente.

Ces deux scénarios sont un exemple de ce que nous passons notre temps à faire et de ce que nous ne faisons pas. Nous avons tous tendance à regarder dans le rétro, c’est à dire à penser et ruminer nos problèmes quotidiens. Peu de personnes par contre, les laissent de côté, et pensent aux objectifs à atteindre pour solutionner ces problèmes ou améliorer leur vie.

Faisons deux petits exercices et voyons comment vous vous sentez après chacun d’eux.

Tout d’abord, pensez à un gros problème que vous avez dans un domaine de votre vie… Un problème qui vous « bouffe » quotidiennement. Essayez de préciser au maximum ce problème: concrètement, qu’est ce qui ne va pas? Qui est responsable? Vous? Une ou plusieurs autres personnes? Sur quel autre domaine de votre vie ce problème impacte-t-il? Depuis combien de temps dure-t-il? Pourquoi n’a-t-il pas été résolu plus tôt? Qu’avez vous tenté pour cela?

Prenons un exemple: un collègue de travail se moque de vous. Il fait sans cesse des blagues méchantes ou idiotes sur vous aux autres. Vous sentez-vous humilié? Rabaissé? Dévalorisé? Au niveau de votre travail, peut être avez vous perdu confiance en vous. Vous avez aussi peut être peur que votre patron pense la même chose ou que vos autres collègues s’y mettent aussi puisqu’ils rient. Etes-vous déprimé quand vous rentrez chez vous le soir après les moqueries de la journée? Ressassez-vous?

Comment vous sentez-vous après avoir réfléchi à ce gros problème que vous avez dans votre vie? Bien? Mal? Plutôt mal, non…?

Maintenant, repensez au même problème. Que voulez-vous à la place de cette situation? Quel est votre but? Comment allez-vous parvenir à le concrétiser? Quelles sont les ressources que vous allez mobiliser pour y parvenir? Quelle serait la première action concrète à mettre en œuvre, là, tout de suite, maintenant? Une action réfléchie qui ne vous fasse pas prendre trop de risques, bien sûr. Quelles seraient les conséquences positives de votre action?

Comment vous sentez-vous après vous être posé ces questions? Mieux ou moins bien qu’après avoir réfléchi au problème lui-même?

La différence entre les deux attitudes est énorme.

Dans le premier cas, on pense problème, échec, limites. On se demande « pourquoi mon enfant me provoque? », « pourquoi je n’arrive pas à dire à mon collègue d’arrêter? », « pourquoi ma sœur agit méchamment? »… Dans le deuxième cas, on pense solution, expérience, possibilités. On se demande « comment je peux agir pour parvenir à avoir de meilleurs rapports avec mon enfant? avec mon collègue? avec ma sœur?… ».

Et vous, êtes-vous en mode rétroviseur, avec vos valises que vous traînez dans votre cerveau comme la 2 CV qui essaie de doubler sur l’autoroute? Ou regardez-vous droit devant vous comme une F1 qui dépasse toutes les autres voitures avec confiance et légèreté

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