SAVEZ-VOUS DIRE « MERDE »?

Il y a quelques temps, je vous parlais des changements opérés dans ma vie pour arriver à l’ouverture de ce blog sur le développement personnel.

Dans l’article La mono, j’évoquais le fait que je m’étais prise en main physiquement car le reflet que me renvoyait le miroir il y a quelques temps m’avait fait prendre conscience que j’avais touché le fond. C’était surtout les épaules basses et ce regard triste et vide qui m’ont un jour fait flippée, plus que les quelques kilos en trop.

Alors que plus jeune, on disait de moi que j’avais un port de tête royal, je marchais il y a quelques semaines encore courbée par le poids des événements de ces dernières années. Je vous en ai parlé dans mes premiers articles. J’ai eu notamment plusieurs accidents, heureusement sans conséquences physiques dramatiques, mais qui ont insidieusement joué sur mon moral. Je n’ai pas su écouter ces signes pendant très longtemps et je me disais simplement que je n’avais pas de chance! Et un jour j’ai compris qu’ils n’étaient pas arrivés là par hasard. Ils étaient en réalité des messages destinés à me faire comprendre que je m’étais abandonnée.

Abandonnée pour les autres que je faisais passer en priorité. Mes enfants d’abord, mais cela est normal: je ne le regrette pas et je ne le regretterai jamais car ils sont tout pour moi. Mais je me suis aussi abandonnée pour les adultes que je côtoie…et c’est là où le bas blesse. Pour ne pas froisser telle ou telle personne, je me suis laisser bouffer mon espace. Je n’ai jamais osé dire merde.

Parfois par facilité et par commodité. On voulait absolument me rendre service ce qui m’arrangeait bien, il faut le dire! J’étais en présence de gentils, de sauveurs, ceux dont je vous parle dans le Triangle de Karpman. Ceux qui veulent absolument vous aider et vous sauvez même si vous ne demandez rien. Ceux qui voient en vous une personne incapable de s’en sortir sans eux, une personne n’ayant pas les ressources en elle pour se débrouiller seule et qu’il faut sauver de sa propre vie. Quel service rendu!! Car grâce aux sauveurs prêts à tout pour me sauver, moi pauvre victime, j’allais être capable de me débrouiller seule.

Et puis, il y a une autre catégorie de personnes que je ne voulais pas froisser. Celles qui ne veulent pas communiquer avec vous malgré vos efforts, et qui gardent tout en elles. Celles qui se positionnent en victimes alors que vous, vous les percevez en persécuteurs (Triangle de Karpman). Oui, parce qu’elles communiquent par le silence uniquement et que cela vous persécute tellement que vous en êtes amené à culpabiliser: ai-je fait quelque chose de mal? Celles qui explosent un jour et vous déverse un torrent de haine et vous ne savez pas pourquoi.

Enfin, il y a les personnes sournoises. Les pires. Celles dont on ne se méfie pas. Celles qui vous font de grands sourires, vous complimentent, vous tapent dans le dos mais cachent un poignard dans leur manche. Les jaloux, les monteurs de tête qui critiquent sans cesse les uns et les autres. Les personnes qui mentent et manipulent parce qu’elles souhaitent que le bonheur s’éloigne de vous.

Beau tableau, n’est-ce pas? Heureusement, il y a les bonnes personnes. Celles qui nous « sauvent » sans nous juger lorsqu’on prend conscience de tout ça: les amis bienveillants, les praticiens, les coachs, ceux qui partagent leurs expériences et vous boostent, celles qui croient en vous, celles qui vous poussent vers le haut et ne vous plombent pas le moral…

Quand on a touché le fond parce qu’on a pas osé froisser les autres, tous ceux qui vont croient incapables ou les jaloux, il n’y a qu’une chose à faire: reconnaître les signes et sortir de sa zone de confort car c’est la zone la plus dangereuse qui soit, celle où il ne se passe rien et où il peut ne jamais rien se passer. Celle dans laquelle on s’enfonce comme dans des sables mouvants. Celle dans laquelle on se fait grignoter peu à peu sa personnalité parce qu’on ose pas dire ou agir parce qu’on a peur. Celle dans laquelle on perd toute ambition pour sa vie et toute envie de succès. Tout mon travail sur le développement personnel est d’une aide indéniable et je ne remercierai jamais assez la vie de m’avoir plongée au fond du trou! Je n’ose pas encore dire « merde ». Merde aux sauveurs, aux persécuteurs et aux pourris. Peut-être que je ne le leur dirai jamais. Ce n’est pas ce qui compte finalement. Ce qui compte, c’est que je suis aujourd’hui dans une zone d’inconfort total et que j’ai encore plus peur qu’avant. Car je sais que c’est maintenant que tout va bouger!

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s