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FITNEXT, OU COMMENT RECONNECTER CORPS ET ESPRIT?

Avez-vous déjà remarqué combien les propriétaires de chiens « ressemblent » souvent à ces derniers? La mémé avec sa mise en plis promène un caniche, monsieur muscles un dogue allemand, l’intello un golden, miss monde un westie, le grincheux un roquet aux dents de vampire… Je suis volontairement provocatrice mais c’est sans méchanceté. Maintenant, imaginons la vie de ces personnes et c’est aussi volontairement que je rentre dans des clichés: vie pépère, sportive, cérébrale, mondaine branchée réseaux sociaux…?

Et vous, quel animal avez-vous ou aimeriez-vous avoir? Quel est votre animal préféré? Lorsqu’on est enfant, les réponses sont souvent les mêmes: lapin, dauphin, cheval, chat, chien, etc. Le choix est vite fait. A l’âge adulte, à moins d’avoir une passion sans borne pour un animal ou d’en avoir fait son métier, il est plus difficile de répondre à cette question n’est-ce pas (contredisez moi en commentaire)?

Un de mes enfants m’a posé la question l’autre jour. Je n’ai pas trop su quoi lui répondre, moi qui aimait pendant longtemps tous les animaux cités ci-dessus. Pourquoi? J’ai senti que si je lui répondais que c’était les chevaux ou les lapins comme avant, je n’étais désormais plus en accord avec moi-même. Bizarre…

Les goûts et les couleurs seraient-elles donc liées à notre état mental du moment? À un état physique particulier également?

Flashback. Vers la fin de l’année 2017, j’ai commencé à beaucoup manger. Surtout du chocolat et des gâteaux. A manger sans faim, ni fin. J’ai toujours été une bonne convive et j’ai toujours aimé cuisiner et recevoir. Toutefois, cela faisait longtemps que je ne cuisinais plus des plats à la fois bons et esthétiques, les enfants n’aimant que quelques aliments. Je ne relevais plus aucun défi culinaire comme avant et je compensais ma solitude morale, ma fatigue et mon stress dans le chocolat, qui était devenu un « aliment doudou ». Un peu comme l’alcoolique se noie dans l’alcool.

Et puis un soir vint la prise de conscience devant le miroir. Je vous en ai parlé ici. J’avais entamé quelques temps auparavant un processus pour aller mieux avec un kinésiologue. Je souffrais terriblement de stress visuel et auditif. Je ne le savais pas encore à ce moment là, mais cela allait radicalement changer ma vie. C’était pour moi le point de départ de la découverte du développement personnel et de tout ce qui s’ensuit. Le travail entamé m’avait fait prendre conscience que mon état physique était en dissonance totale avec mon évolution mentale. Mon corps était fatigué par trois grossesses, dix ans de nuits blanches, des accidents et des chutes, une alimentation déplorable et un moral encore à zéro quelques temps auparavant en raison d’une solitude qui me pesait énormément. Alors que mentalement, je remontais doucement la pente, mon corps ne suivait pas. Les kilos en trop ne reflétaient plus mon état mental du moment.

Il fallait changer tout ça… Des régimes, j’en avais entamés. Et délaissés aussitôt. Par manque de courage. D’envie, plutôt. Un soir, le « hasard » me fait tomber sur une offre proposée par SELRES_c46ee017-8841-492a-9144-eb92f106a7f2SELRES_86ac8634-374f-4e8c-9a96-9fb3c8a3c2d2SELRES_8e0aa215-e229-4a1b-81d4-b53c43bc0177SELRES_4192b22e-7297-45c9-b40c-99654a9a4cdbFitnextSELRES_4192b22e-7297-45c9-b40c-99654a9a4cdbSELRES_8e0aa215-e229-4a1b-81d4-b53c43bc0177SELRES_86ac8634-374f-4e8c-9a96-9fb3c8a3c2d2SELRES_c46ee017-8841-492a-9144-eb92f106a7f2. Je ne connais pas. La promesse de perte de poids est aussi alléchante qu’une tablette de chocolat aux noisettes, me dis-je. Je fais quelques recherches sur la méthode et sur Erwann Menthéour, son fondateur. Cette méthode allie sport, alimentation, santé et bien-être.

Je regarde ses vidéos sur SELRES_633ab510-e09f-451d-a13f-057c4090bbe8SELRES_8795dcf4-cf8d-4f7e-91a9-674fb5ea813dYouTubeSELRES_8795dcf4-cf8d-4f7e-91a9-674fb5ea813dSELRES_633ab510-e09f-451d-a13f-057c4090bbe8 et je suis rapidement séduite par sa vision des choses. Mental, courage et détermination. Ayant commencé le sport très jeune, cet ancien coureur cycliste professionnel des années 90 a dû en avoir dans sa vie. Il arrête brutalement sa carrière en 1997 suite à un accident lors d’une course cycliste. En 1999, il publie un livre sur le dopage dans le monde du cyclisme quelques mois après que l’affaire Festina ait éclaté. Il décrit son abus de produits dopants et l’organisation du système de dopage dans ce milieu. Coach sportif, il participe à des émissions de télé, fait de nombreuses vidéos, et surtout fonde la Méthode Fitnext. Parallèlement, il continue de publier des livres sur la santé, l’alimentation et le sport.

La méthode Fitnext (Nle Ed)

Tentons. Je n’ai rien à perdre. Je m’inscris pour trois mois au programme « perte de poids ». Le site propose deux autres programmes: bodyweight et full energy. J’opte pour le plus simple à mes yeux. Ce sera un bon début me dis-je. J’installe l’application Fitnext. Le programme est scindé en deux parties: rééquilibrage alimentaire et exercice physique.

Ce qui me plaît d’emblée c’est qu’il ne faille pas compter les calories et qu’une collation à 10h et 16h soient recommandées. Et ça c’est un énorme avantage lorsqu’on est pressée et gourmande. C’est rassurant. Les plats proposés me font carrément envie, car ils me sortent de ce que mes enfants aiment: du gras, du salé et du sucré.

Avec Fitnext, on est dans le vivant, le cru, l’énergie mais dans aussi la diversité et les produits de saison. J’essaie de proposer des choses à mes enfants, qui pour seuls légumes n’aiment que la salade de tomates, les carottes râpées et les haricots verts. Je n’ai malheureusement pas beaucoup de succès sauf avec les jus vitaminés que je fais tous les jours avec le Nutribullet dans lequel j’ai investi.

Les recettes proposées par le programme sont simples et très rapides à faire. C’est bon, c’est beau, c’est revigorant! L’avantage du programme est aussi que l’on s’instruit: tous les articles du site en matière d’alimentation sont très riches et apportent des conseils précieux. On ne fait pas bêtement les recettes. On les comprend et c’est ce qui fait la différence avec d’autres régimes.

En réalité, Fitnext ce n’est pas un régime. C’est un rééquilibrage alimentaire, qui commence par un gros « nettoyage » corporel grâce à une monodiète de trois jours. Je vous en ai déjà parlé dans cet article. Pour être honnête, j’ai fait deux monos. J’ai commencé la première en grignotant un peu à côté… Je n’étais pas préparée mentalement à manger de la pomme pendant trois longs jours. J’ai contacté un coach en ligne (service nickel à chaque fois) pour recommencer le programme à zéro quelques jours après. Je me suis préparée devant le miroir en trouvant tous les inconvénients à mes kilos accumulés depuis des années. Facile! Les membres géniaux du groupe d’entraide Fitnext sur Facebook m’ont encouragée. Ils sont supers! On sait qu’il y a des gens qui sont passés par là avant nous et ils sont là pour nous soutenir, et ça c’est sympa.

La deuxième monodiète, j’ai été très assidue. Et là…j’ai dégonflé comme un ballon de baudruche et perdu 5 kgs en trois jours. J’ai pris conscience de l’état l’inflammation dans lequel j’étais. Bizarrement, je n’éprouvais pas de sensation de faim. Mon corps était léger et j’étais beaucoup moins stressée. Cette douleur aux cervicales que je traînais depuis des semaines s’est évanouie en deux jours. On aurait dit qu’un poids était parti, au sens propre comme au figuré. Corps léger, esprit léger.

Je me suis aperçue après coup que franchir avec succès cette étape de la monodiète est une victoire importante pour le mental. Cette étape est comme une étape « initiatique ». C’est certes le début du rééquilibrage alimentaire en profondeur. Mais c’est aussi celle du début des exercices physiques. Et du mental, c’est maintenant pour ça qu’il va en falloir…

On peut choisir les jours d’exercice physique. Je choisis de commencer par faire des exercices deux fois par semaine car j’ai un emploi du temps chargé avec un petit en bas âge. Les démonstrations d’Erwann Menthéour sont assez impressionnantes pour quelqu’un qui n’a pas fait de sport depuis…? Quand j’étais ado, je faisais deux heures de sport par jour. J’adorais ça, et manquer une séance était pour moi un véritable supplice. Mais ça c’était avant. On enchaîne les séries de burpees, gainage, etc… entrecoupées certains jours par les séances de yoga de Samuel Ganes. Comment faire pour enchaîner les positions sans m’écraser comme une crêpe sur mon tapis? J’essaie tous les exercices physiques proposés et le yoga. Je suis bien rouillée au début et je me rends compte que j’habite une maison en piteux état. Mais je m’exécute. Et petit à petit, j’y arrive. Pas à la perfection bien sûr, mais j’y arrive quand même. Il me manque quand même ce petit truc en plus pour faire les exercices avec plus de volonté: le mental. Je perds du poids mais je suis à un pallier que je n’arrive pas à casser. J’ai la sensation que mon corps dit non.

Dans une de ses vidéos, le coach explique qu’aller courir une trentaine de minutes après une séance d’exercices physiques permet de libérer les graisses destockées pendant celle-ci. J’aimerais bien, mais comment faire? Je me souviens de l’endurance au collège. Nous faisions cela sur une vraie piste d’athlétisme. Pour moi qui n’avait aucun souffle, c’était une véritable épreuve. Points de côté, essoufflement, gorge qui brûlait, mal aux chevilles… et abandon systématique. Pourtant, je faisais déjà deux heures de gymnastique intensive par jour à ce moment là. Un vendredi soir, je découvre une vidéo de Steve Abd al Karim, fondateur de Booster d’excellence. Il y parle de reprogrammation mentale pour atteindre nos objectifs. Je vous en ai parlé dans cet article. Ce que j’entends me transporte et me conduit à m’acheter une tenue pour courir le lendemain. J’avais aussi commencé la lecture du SELRES_30c79ce8-801a-41c0-a288-c1ad0b03ed97SELRES_76d79386-7100-4392-b17d-6baff8427b2bMiracle Morning de Hal Elrod quelques jours auparavant.SELRES_76d79386-7100-4392-b17d-6baff8427b2bSELRES_30c79ce8-801a-41c0-a288-c1ad0b03ed97 quelques 

Miracle Morning

Celui-ci parle de ses life SAVERS et de l’impact que cela a eu sur sa vie et sur son mental en général. Cela lui a entre autres permis de courir un marathon puis un ultra-marathon. J’en étais loin, mais l’idée de me servir de la visualisation mentale me plaisait. Pourquoi ne pas essayer pour au moins franchir le cap des quelques secondes de footing dont je me sentais capable…? La visualisation mentale est après tout très utilisée par les sportifs de haut niveau pour performer. En visualisant par exemple un match ou une épreuve sportive où ils ont excellé, et en activant leurs sens « comme s’ils y étaient », ils plongent leur cerveau dans un état positif, ce qui a un impact sur la performance attendue.

Je tente. Je fais le vide. Je m’éloigne du bruit du monde. D’abord, je visualise tous ces moments où je faisais de la gymnastique tous les jours il y a bien longtemps. Je me sens à l’aise, et lorsque je sens mes muscles travailler, les sensations sont agréables. Je me revoie écouter de la musique, boire un smoothie après ma séance et surtout ressentir un bien-être profond. Puis, j’essaie de ressentir les mêmes sensations de bien-être en me voyant courir. Je vois mes pieds qui se soulèvent du sol, sans difficulté. Je n’ai aucune image d’essoufflement qui me vient à l’esprit. J’enfile mes baskets et je franchis la porte.

Je commence ma course, tourne à droite au bout de la rue et je me demande déjà si je vais arriver sur le boulevard. La première sensation est assez étrange pour moi qui n’ai jamais couru dans la rue. Solitude et liberté? Je me dis que ce serait la honte si je n’arrivais pas au bout de cette longue rue. Et que si la voisine d’en face me voyait déjà revenir elle se moquerait certainement de moi. Je cours. J’essaie de maîtriser mon souffle pour éviter les mêmes désagréments que lorsque j’étais au collège. J’essaie de me remettre dans mon état de visualisation mais je n’y parviens pas. Je tourne enfin à gauche et arrive sur le boulevard. Une fois encore, je me dis que les gens passant dans leurs voitures doivent probablement me regarder. Je me sens gênée. Je m’aperçois finalement que personne ne me prête attention. J’accorde trop d’importance au regard des autres. Comme la majorité d’entre nous je suppose. Une voix intérieure me parle: « Qu’est ce qu’on s’en fout? » Vis ta course à fond et tu atteindras ton objectif ». Solitude et liberté. Je suis seule face à moi-même et libre de mes mouvements. Mes pieds se soulèvent de mieux en mieux du sol. J’arrive déjà au parc. Au fur et à mesure de ma course, je fais le vide autour de moi et je me coupe de nouveau du bruit du monde. Je replonge dans l’état de visualisation qui m’a aidée plus tôt à aller courir sans me poser de questions. J’avance. Mon souffle est régulier. Pas de douleur malgré un pied en vrac. Pas de point de côté. Pas de gorge qui brûle. Je fais le vide et je m’écoute pour la première fois. La petite voix me souffle « P.N.L. » (je vous en avait déjà parlé ici). Je me répète sans cesse, « cours, tu peux le faire, tu peux le faire ». Mon cerveau part dans la savane! Je visualise un tigre (pourquoi pas un westie, un cheval ou un lapin?) qui court pour attraper sa proie. Je m’imagine que je suis ce tigre. Bizarre et drôle, comme image. Mais je ne pense plus qu’à ça. Mon objectif, c’est ma proie. Je ne lâche pas. Je cours après elle. Je fais le tour du parc, je ressors dans la rue, je cours après ma proie et je reviens à la maison. Je prends mon téléphone pour regarder le temps effectué. 35 minutes. Le tigre a attrapé sa proie.

C’est à cet instant que j’ai compris une chose: le mental peut véritablement nous faire atteindre des objectifs improbables et rien n’est impossible. Le programme Fitnext a été un déclencheur énorme pour ça dans ma vie. Il m’a permis de réconcilier mon corps malmené et mon esprit désemparé.

Depuis plusieurs jours, je me suis relâchée sur le plan alimentaire. Un enchaînement d’invitations et un emploi du temps extrêmement chargé ont fait que j’ai replongé dans le grignotage de sucreries. Je me sens stressée et très fatiguée de nouveau et je sais maintenant que c’est dû au sucre et au déséquilibre entre mon corps et mon esprit. Je prévois de nouveau une monodiète et un rééquilibrage. J’ai maintenant deux richesses qui jouent en ma faveur: le mental et « l’esprit Fitnext ». Quand on y a goûté une fois, on sait qu’on replongera dedans facilement.

Cinq sens, Développement personnel, Programmation neuro-linguistique

AIMEZ-VOUS LA GLACE À LA VANILLE?

Un soir de printemps dans les années 90, nous sommes invités à un dîner avec mes parents. Nous habitons à l’étranger. La vie est belle. La soirée se déroule merveilleusement bien. Il fait doux. Je suis adolescente à l’époque. Je discute avec mes amis ce soir là. Puis, il arrive sur la table, ce merveilleux dessert glacé au milles couleurs, acheté chez le meilleur glacier de la ville. Mille couleurs mais un parfum dominant: celui de la vanille. Ça tombe bien, j’aime ça. Ce mot me rappelle immédiatement et systématiquement les yaourts à la vanille que je mangeais au goûter en rentrant du « jardin d’enfants ». Car dans les années 70, là où nous habitons -à l’étranger également-, il n’y avait pas vraiment de maternelle comme en France. J’ai le droit à une belle part que je mange avec joie…mais avec une drôle de sensation tout de même. Le plaisir fut de courte durée: deux heures plus tard, je me retrouve vraiment très malade pendant trois jours. Je reprends difficilement le dessus.

D’un bonheur ancré dans des souvenirs heureux, la vanille et plus particulièrement la glace à la vanille vont désormais faire partie des aliments exclus de ma vie. Impossible pour moi de voir une glace à la vanille sans repenser à cet épisode et sans ressentir un écoeurement intense. Même les mots m’y font penser.

En réalité, le but de vous raconter cette petite expérience n’est pas de vous expliquer pourquoi je n’aime pas la glace à la vanille. Il est de gagner en profondeur et de comprendre comment j’ai structuré ma représentation interne de cet évènement, et quelle expérience ou résultat j’en ai tiré.

Nous structurons nos représentations internes avec nos cinq sens: visuel, auditif, kinésthésique (qui inclut le toucher notamment), olfactif et gustatif (nommé VAKOG en P.N.L.). Les sens les plus utilisés chez l’être humain sont le visuel, l’auditif et le kinésthésique. Nous nous représentons généralement la réalité avec un sens qui domine (système de représentation dominant).

Faisons un test (chaque lettre entre parenthèse renvoie à un sens)…

Regardez cette magnifique rose. Lorsque vous la voyez (V), est-ce que vous pouvez imaginer le parfum qu’elle dégage (VO)? Est-il exquis ou fade (K)? Cela vous fait-il penser à un beau jardin ou à un jardin mal entretenu et quelle émotion vous procure ce parfum tel que vous l’imaginez (VK)? Cette rose vous fait-elle penser à l’été (K)? Vous rappelle-t-elle un souvenir? Un beau bouquet que l’on vous a offert un jour peut-être (V)? Comment vous sentiez-vous ce jour là (K)? Ou cette rose vous fait-elle plutôt penser au jardin de vos grands-parents chez qui vous alliez plus jeune (VK)? Vous fait-elle penser aux grandes vacances (K)? A un parc botanique où vous êtes allé peut être (V)? Vous rappelle-t-elle de vous être fait piquer par des épines étant enfant (VK)? Que ressentiez-vous ce jour là (K)? De la douleur (K)? De la tristesse parce que personne ne vous consolait (K)? Vous vous revoyez seul(e) (V)? Que vous disiez-vous intérieurement (A)? Ou finalement cette rose ne vous parle peut-être elle pas…?

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Regardez maintenant ce chou au chocolat (V) Que vous inspire-t-il? Le trouvez-vous beau (V) ou pensez-vous plutôt au goût qu’il peut avoir (G)? Imaginez-vous la texture de la crème à l’intérieur (VK) ou plutôt l’intensité des arômes du chocolat (VGK)? Vous fait-il penser à un bon gâteau que vous aviez mangé par le passé (G)? Ou peut-être à un gâteau qui vous aurais rendu malade (K)? Comment vous sentez-vous face à ce chou maintenant? Pas très bien (K)? Il ne vous attire pas (K)? Ou au contraire imaginer le goût exquis du chocolat vous donne envie de le manger (VGK)?

Certaines questions vous parlent plus que d’autres, n’est-ce pas? Elles renvoient au(x) sens qui prime(nt) le plus chez vous. Et ce sont ces derniers qui sont créateurs de stratégies mentales et d’émotions positives ou négatives face à telle situation ou tel évènement.

Notre langage et les expressions ou métaphores que nous employons en disent long sur notre système de représentation dominant. Ils décrivent avec précision ce qui se passe dans notre esprit.

Prenons quelques exemples de mots (appelés prédicats linguistiques en P.N.L.) et de tournures de phrases fréquemment employées, renvoyant aux trois sens les plus fréquemment utilisés :

Visuel: voir, apparaître, éclairer, imaginer…

– « tour d’horizon »/ « idées noires »/ « veiller à ce que »/ « tape-à-l’oeil »/ « joli comme un coeur »/ « à la lumière de », etc…

Auditif: entendre, écouter, résonner, jouer, être tout ouïe…

– « avoir la langue bien pendue »/ « mettre la pédale douce »/ « bien entendu »/ « que me chantes-tu là? », etc…

Kinésthésique: sentir, toucher, marcher, prendre, contacter, tourner autour…

– « lessivé » / « main à la pâte » / « être à côté de ses pompes » / « mettre cartes sur table » / « garder les pieds sur terre », etc…

En écoutant une personne parler, vous pouvez donc savoir quel système de représentation prime chez elle en fonction de son vocabulaire et des expressions qu’elle emploie. Cela est d’ailleurs un outil utilisé par les praticiens en P.N.L. et par les super-communicateurs pour se synchroniser avec leur interlocuteur: ils s’alignent en effet sur le ton, le volume, le timbre, le rythme de la voix, mais aussi sur les mots utilisés et accentués par ce dernier.

Les mouvements oculaires (haut, centre, bas, gauche, droite) sont également des indicateurs de la représentation à laquelle une personne accède et quelles sont les opérations mentales qu’elle effectue.

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Si j’évoque avec vous vos dernières vacances estivales, il y a de grandes chances pour que -si vous êtes droitier- vous leviez un très court instant les yeux en haut à gauche si vous visualisez la plage où vous alliez (V remémoré), et en bas à droite si vous vous souvenez de la chaleur que vous ressentiez sur cette plage (K interne).

Il est aussi probable que si j’évoque avec vous vos prochaines vacances et que je vous dis que vous partirez sur une île tropicale, vous vous dites qu’il vous faudra prendre des vêtements très légers et que vos yeux se déplacent au centre à droite (A construit). Et que si vous essayez d’imaginer l’hôtel où vous logerez, vous déplaciez vos yeux en haut à droite (V construit).

Les stratégies que nous élaborons sans cesse dans notre cerveau avec nos sens pour effectuer n’importe quelle action vont être sources de représentations positives ou négatives d’une situation, d’un évènement…

Réexaminons ma mauvaise expérience avec la glace à la vanille. Pour cela scénarisons un peu:

Je me rends au rayon des surgelés au supermarché (K externe). Comme j’ai chaud (K interne), j’aimerais acheter des glaces (K externe). Je passe devant les cornets de glace (K externe). Je vois les cornets de glace au chocolat et j’imagine qu’ils doivent être bons (G/V construit) car la dernière fois que j’ai mangé de la glace au chocolat au restaurant elle était excellente (G/V remémoré). Juste à côté, se trouve les paquets de cornets de glace à la vanille (V). Je me souviens de ce dessert glacé à la vanille que j’ai mangé un soir dans les années 90 (V remémoré). J’éprouve une sensation de dégoût (K interne) car je me dis que je serai probablement encore malade (A interne). Finalement, je prends la boîte de cornets de glace au chocolat (K externe). Je me dis que je vais me régaler (A interne): j’en ai déjà l’eau à la bouche (GK interne). Voilà toute ma stratégie mentale devant les cornets de glace au supermarché. Cette stratégie entraîne des émotions positives (plaisir) et négatives (dégoût) qui me conduisent à faire un choix entre glace au chocolat et glace à la vanille.

Nous avons donc des stratégies mentales qui conduisent au succès et d’autres à une impasse. Comment sortir de l’impasse…? Comment remanger de la glace à la vanille?  Il semblerait que dans ce cas, la sensation de dégoût soit déclenchée par la vue de la glace à la vanille chez moi ( V remémoré) à laquelle j’associe la peur de tomber malade (K interne). Par contre la vue de la glace au chocolat (V) entraîne une sensation de plaisir et de satisfaction (K interne).

Comment transformer cette sensation de dégoût en sensation de plaisir face à la glace à la vanille (K interne) pour m’amener de temps à autre à prendre une boîte de glace à la vanille au supermarché (K externe)?

Il y a plusieurs techniques mais je n’en évoquerai qu’une ici, celle que j’ai appliquée. Pour cela je me suis dit intérieurement (A interne): « C’est de la glace à la vanille et c’est délicieux (G). Je me rappelle des yaourts à la vanille que je mangeais étant petite (V). Ils étaient vraiment très bons (G) et j’étais heureuse d’en manger (K interne). La glace à la vanille aura le même goût que ces yaourts et je serais heureuse d’en manger ». En me disant cela, j’ai reconnecté vanille et sensation de plaisir (K interne), comme je connecte chocolat et sensation de plaisir.

Mais je me suis tout de même interrogée sur un point car il restait quelque chose qui me turlupinait… Qu’est ce qui faisait qu’au moment où je voyais de la glace à la vanille, cela entraînait cette sensation d’écoeurement? Le fait d’avoir été malade par le passé évidemment. Mais il y avait autre chose, j’en étais sûre. Alors je me suis demandée: quelle différence entre la vanille et le chocolat hormis le goût? En fait, c’était la couleur. A force de répétitions, j’ai persuadé mon cerveau que la glace à la vanille n’était pas blanche ou crème, mais marron comme le chocolat!

Depuis, mon cerveau et moi on prend autant de plaisir à déguster une glace au chocolat qu’une glace à la vanille!

Pour terminer, et pour ceux qui se seraient posé la question, vous savez maintenant pourquoi j’ai mis une photo de glace au chocolat en tête d’article alors que je parle de glace à la vanille 😉