Conscient, Corps et esprit, Développement personnel, Eckhart Tolle, EFT, Emotions, kinésiologie, Lecture, Méditation, Moment présent, Temps

ADIEU EGO.

La première fois que j’ai rencontré D. le kinésiologue, je souffrais de stress visuel et auditif depuis de longues semaines. J’étais ressortie de cette première séance dans un état de plénitude totale. En une séance, D. avait réussi ce que je croyais impossible: appuyer sur le bouton off dans ma tête et faire taire mon mental qui tournait en boucle jour et nuit. Je vous en avais déjà parlé pour ceux qui me suivent.

Cet état avait duré quelques semaines: plus de souvenirs qui me revenaient ou de scénarios futurs que j’élaborais dans ma tête, comme 99% de l’humanité. Un événement se produisait, une personne me disait quelque chose, je devais aller à un endroit, mon mental se mettait à sauter telle une balle de ping pong.

Les choses s’étaient calmées et puis deux événements dans ma vie ont eu raison du travail effectué par D. La trahison dans le silence dont j’étais victime était à la hauteur de mon honnêteté et de ma sincérité. J’avais tout donné et la mécommunication m’avait tout pris.

En d’autres temps, j’aurais réagi de manière très impulsive. Mais j’ai préféré ne pas communiquer moi aussi, sur ces événements blessants. A vrai dire, je n’aurai pas su quoi dire tellement je tombais de très haut. J’ai puisé dans l’humiliation que je subissais toute la force du silence et du pardon. Le silence. Cet ennemi qui m’avait tout pris, m’apportait aujourd’hui un cadeau dont j’ignorais l’existence à ce moment là.

Le silence et le pardon dont j’ai fait preuve à cette période m’ont montrée de quoi j’étais capable et quelle force je pouvais trouver en moi. Peut-être que ces événements, finalement, n’étaient pas survenus par hasard… Je les garderai en mémoire et peut être les emporterais-je un jour avec moi…ou pas.

La vie avec un mental plein à craquer a repris son cours.

31 juillet. Cette nuit là, j’ai vraiment eu peur de perdre une personne très chère. Sans nouvelle, mon mental fusait dans tous les sens. Un vrai feu d’artifice entre le passé et le futur, les souvenirs heureux se mêlant aux scénarios catastrophe créés par mon imagination.

1er août. Je me lève ce matin là après une nuit très éprouvante. Je vais prendre une douche chaude pour tenter de détendre mes muscles endoloris. Je ne pense à rien. Pendant que je me douche, je regarde par la fenêtre ouverte un arbre gigantesque dans le jardin. Cet arbre, que j’aime à contempler tous les jours, me paraît différent ce matin là. Les couleurs de son feuillage sont plus subtiles et ses innombrables feuilles plus dessinées. Je dis « merci » intérieurement. Merci que tout se soit bien passé finalement. Quoi de plus simple, en fait, de comprendre ce qu’est la vie quand on a eu si peur de la fin.

Je repense à ce que D. m’avait dit la dernière fois que je l’ai vu lors de la séance d’EFT. Je vous en avais parlé ici: « regarde toutes les perles que tu as autour de toi », m’avait-il dit. Cette phrase m’avait parue énigmatique sur le coup…

Mystère du hasard, j’avais commandé Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle. Il est arrivé ce jour là dans ma boîte aux lettres. Et ce que je vais découvrir ressemble à s’y méprendre à l’état de plénitude ressenti suite à la première séance avec D.

L’auteur se réveille une nuit dans un état de terreur absolue. Dépressif depuis très jeune, il se dit « je ne peux plus vivre avec moi-même ». Il réalise à quel point cette pensée est bizarre: « si je ne peux pas vivre avec moi-même, il doit y avoir deux moi, le je, et le moi avec qui le je ne peux pas vivre ».  Il se dit que peut être un seul des deux est réel. Cette prise de conscience est si étrange que son esprit cesse de fonctionner. Il n’y a plus aucune pensée dans sa tête. Il se sent aspiré. Une peur intense le saisit et son corps se met à trembler. Il entend les mots dans sa poitrine « ne résiste à rien », et se sent alors aspiré par le vide, un vide qui est en lui plutôt qu’à l’extérieur. Sa peur s’évanouit et il se laisse tomber dans ce vide. Il se réveille quelques heures après dans un état de béatitude totale qui durera depuis.

E. Tolle nous enseigne que notre identification au mental amène la pensée à devenir compulsive, à créer « un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements et de définitions qui empêchent toute vraie relation ». Notre voix intérieure fait des commentaires, des spéculations, émet des jugements, compare, se plaint, aime, n’aime pas, etc. Cette voix imagine souvent que les choses tournent mal et envisage des résultats négatifs.

D’une manière générale, le mental se sert de nous. Prendre conscience que nous ne sommes pas notre mental, que nous ne sommes pas identifiés à lui, ouvre la voie à la liberté. Lorsqu’une pensée apparaît, il faut en être conscient et témoin à la fois. La pensée perd alors de son pouvoir car elle s’efface. Il se produit une discontinuité dans le flux mental, ce qui est source de paix. Plus les phases de discontinuité sont longues, plus les phases de paix le sont également.

Observer le penseur conduit à se libérer du mental et de l’ego. Le mental ne peut fonctionner et garder le contrôle sans le passé, parfois douloureux, et le futur, parfois inquiétant, desquels il est indissociable. Il perçoit l’instant présent comme une menace et a donc tendance à le nier et à y résister. Pour l’ego, qui a des besoins infinis, seuls le passé et le futur importent. Le moment présent n’existe pas.

Toutefois, passé et futur sont des illusions, comme les problèmes qui en découlent pour les gens. Les problèmes sont une fiction du mental. Ils ne peuvent survivre dans la réalité de l’instant présent. On le voit bien en cas de véritable urgence, de situation de vie ou de mort par exemple: le mental se fige et laisse la place uniquement à l’instant présent. Seul l’instant présent existe. C’est le seul moment qui soit vraiment réel.

Ne plus penser au passé et au futur mais vivre l’instant présent, quoiqu’il réserve, est la clé pour entrer dans la dimension spirituelle pour E. Tolle.

Cet ouvrage est très dense et profond. Il y a quelques mois encore, je pense que je n’aurais pas compris son message. Avec du recul et grâce à la pratique de la méditation, le moment présent a désormais un véritable pouvoir dans ma vie.

Il perdure une tristesse: que je ne puisse pas partager ce message avec la personne à qui j’ai pardonné afin qu’elle puisse se libérer de son mental. Lui offrir en silence, à elle aussi, ce pouvoir qui changerai sa vie…

 

 

Apprentissage, cerveau, Conscient, Dwight David Eisenhower, Edgar Dale, Lecture, Mémorisation, Motivation, Programmation neuro-linguistique, Subconscient, Temps, Urgence, Vilfredo Pareto

SI J’AVAIS SU…

Jeudi 12 juillet, 5h30 du matin. Je commence à écrire cet article. Je suis fatiguée des trois journées chargées qui viennent de passer. J’ai passé des moments supers et chaleureux en famille et avec des amis mais je n’ai pas été productive pour le blog et mon projet et ça m’agace. Je sais que la fatigue va s’estomper si je commence à écrire et si je finis cet article d’ici demain ou samedi. Elle va s’estomper car j’aurais la satisfaction d’avoir engagé un processus pour atteindre un objectif, d’avoir accompli quelque chose de « palpable », de matérialisable dans cet espace immatériel qu’est le Web.

J’ai toujours été une grosse bosseuse. A la fac, je travaillais des heures durant, même tout l’été lorsque j’ai dû repasser des examens en septembre deux ans de suite, ou lorsque je devais rédiger ma thèse de doctorat ou encore des articles dans mon domaine. Impossible pour moi de m’arrêter sans atteindre mon but. Au collège, comme je l’ai évoqué dans un autre article, je passais une grande partie de mon temps libre à jouer aux échecs, au piano et à peindre. Au primaire, je n’attendais qu’une chose, arrivée aux grandes vacances: que mes parents m’achètent le Passeport pour faire des exercices. C’était pour moi aussi excitant que de partir en vacances. Plus jeune encore, à l’âge de la maternelle, je dessinais des heures et des heures durant avec minutie et précision.

Aujourd’hui, je fais les tâches quotidiennes (courses, shopping, gestion de la maison, des conduites, etc.) au pas de course. Avec des enfants, c’est encore plus le cas. Non pas que je sois constamment prise par le temps, mais j’ai toujours la sensation de le perdre et de ne rien faire dans ce genre de situation. Bien que nécessaires, les journées remplies par des « tâches courantes » ne me donnent pas satisfaction car j’ai l’impression de ne pas réaliser de chose importante, de ne pas être productive. De même, laisser mon esprit vagabonder des heures durant, ce n’est pas pour moi. Impossible par exemple de flâner. Seules les ballades ou les sorties en famille m’apportent une réelle satisfaction lorsque je vois la joie dans les yeux de mon mari et mes enfants. Seule la méditation et un recentrage sur moi-même me permet de me détendre.

Je me suis récemment demandée pourquoi j’avais un tel besoin de production, un tel besoin d’agir. Il y a quelques temps encore, je n’avais pas de but. Aujourd’hui les idées foisonnent mais j’essaie de me focaliser sur un projet à la fois ce qui est très difficile pour moi. Je me forme en effet toute la journée à différentes choses en écoutant des audios de formations, de livres, etc., chez moi, dehors, dans la voiture… A mon grand bonheur, je lis aussi énormément après plusieurs années d’abandon de la lecture. Mais…

Je me suis demandée si je ne fournissais pas énormément d’efforts comme beaucoup de gens pour atteindre le même objectif. Je me souviens de ce garçon à la fac qui mémorisait tous ses cours tranquillement deux jours avant les examens et qui les réussissait haut la main. Je me souviens aussi de l’énergie que je mettais à apprendre les mêmes cours deux mois avant les examens et de toutes les fiches que je faisais pour le même résultat. Pourquoi cette différence? J’ai eu la réponse à cette question il y a peu dans l’une de mes formations. Nous faisions fonctionner notre cerveau différemment: lui lâchait prise pour faire travailler son subconscient, tandis que je faisais travailler, comme 95% des gens, mon conscient pour apprendre. Pendant que lui emmagasinait 13 millions d’infos par seconde, j’en mémorisais 7 par seconde maximum. Cherchez l’erreur…

Ce que l’on ne nous apprend jamais, c’est qu’il existe des stratégies spécifiques de concentration, de lecture, de prise de notes et de mémorisation, qui permettent de décupler le potentiel caché mais illimité de notre cerveau. Des stratégies qui permettent de rouler en Porsche plutôt qu’en charrette. Le cône de l’apprentissage d’Edgar Dale en est un bon exemple:

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Chercheur américain en éducation, Edgar Dale partagea dans les années soixante ce cône ou cette pyramide de l’apprentissage et de la mémorisation. Si vous ne faites qu’écouter un cours, vous ne mémorisez que 5%, si vous ne faites que lire vos notes, 10%, et ainsi de suite. Je vois que lors de mes révisions, je ne mémorisais qu’entre 30 et 50% de mes cours et ce au prix de très nombreux efforts et d’une très grosse dépense d’énergie. Et qu’effectivement tout a changé au niveau de la mémorisation lorsque j’ai commencé à enseigner certaines matières que j’avais moi même apprises étant étudiante (90%) ou que j’ai participé à de nombreux brainstorming après mon doctorat (75%), en dépensant beaucoup moins d’énergie mais aussi de temps…

Partant de là, une question se pose alors: efforts fournis et résultats obtenus sont-ils systématiquement proportionnels? Ça sent bon la loi de Pareto…que je ne connaissais pas non plus lorsque je me gavais de fiches de révision. En ce qui me concerne, les résultats obtenus ont toujours été 100% proportionnels aux efforts fournis. Je me disais toujours que sans ces efforts, il me serait impossible d’atteindre mes objectifs. Aurais-je pu en faire moins et réussir quand même ? Vilfredo Pareto m’aurait certainement répondu « oui ». A la fin du XIXeme siècle, cet économiste italien analyse les données fiscales de différents pays du continent européen et remarque que 80% des richesses sont détenues par 20% de la population. Le principe de Pareto ou encore loi des 80-20, qui veut que 80% des effets sont le produit de 20% des causes, s’applique aujourd’hui à de nombreux domaines. Vous portez 80% du temps 20% de votre garde robe, n’est-ce pas? 80% du chiffre d’affaires est souvent généré par 20% des produits seulement et 20% des clients. A l’inverse, 80% des efforts permettent souvent d’obtenir 20% de résultats, autant dire des miettes. Vous me direz que j’ai bien atteint les 100%. Certes, sur le moment. Mais sur le long terme, la mémoire a tout viré pour faire de la place à la chapelure. Si j’avais été formée à l’époque aux stratégies de concentration et de mémorisation, j’aurais certainement atteint mes objectifs en dépensant moins d’énergie et en gagnant en mémoire, le but de la loi des 80-20 étant de maximiser les résultats en fournissant moins d’efforts.

Et si j’avais connu la matrice d’Eisenhower plus tôt, cela aurait tout changé… Car la perte de temps guette dès le réveil! Cet outil permet de prioriser les tâches en fonction de leur urgence et/ou leur importance.

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Commencer par ce qui est urgent et important est évident: c’est par exemple le cas de la finalisation de cet article ou des coups de téléphone que j’ai dû passer pour faire avancer mon projet. Vient ensuite ce qui est important mais pas urgent: je peaufine ma formation en lecture rapide par exemple, ou je renforce différents points importants pour mon programme de coaching. Les tâches urgentes mais pas importantes peuvent être déléguées: c’est ce que j’ai fait lorsque j’ai contacté une personne compétente qui sera chargée de l’exécution d’une partie de mon projet au niveau administratif. Je remets enfin les tâches non urgentes et non importantes à plus tard…

Aujourd’hui, appliquer moi-même tout ce que je peux apprendre lors de mes formations et vous les transmettre à travers les articles que j’écris ou dans le futur coaching en ligne que je vais lancer dans quelques semaines, me permet de bien mémoriser et d’affiner ma pensée et de rebondir constamment sur de nouvelles idées et de nouveaux objectifs à atteindre. Cône de Dale, loi de Pareto et matrice d’Eisenhower: voilà trois outils qui permettent de progresser dans la vie lorsqu’on en applique les principes.

Ca y est, mon Pomodoro a sonné et j’ai terminé mon article. Et si vous ne savez pas de quoi il s’agit, soyez curieux!

 

 

 

Développement personnel, Emotions, Lecture, Liberté financière, Motivation, Napoleon Hill, visualisation mentale

NABILLA OU NAPOLEON?

Si vous aimez Nabilla, passez votre chemin. Je dis ça, mais il y a quelques mois encore, cela ne m’aurait pas dérangée de me vider la tête devant ses aventures. Oui, « vider la tête » est bien l’expression qui convient si vous suivez les aventures de Nabilla. Non pas que vous ayez ou que cette dernière ait la tête vide. Je veux dire par là sur un ton provocateur que ce dont je vais parler aujourd’hui n’a rien à voir avec uniquement les paillettes, les vêtements, les bijoux et les villas de luxe. Cela n’a rien à voir avec le paraître (par-être), mais plutôt avec l’être.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un livre incontournable en matière de développement personnel, qui ne vous videra pas la tête mais au contraire vous la remplira ainsi que votre porte-monnaie si vous appliquez les principes qui y sont inscrits. Il s’agit de Réfléchissez et devenez richeouvrage indispensable à ceux qui veulent notamment atteindre la liberté financière, mais dont les grands principes peuvent être appliqués dans tous les domaines de votre vie.

Napoleon Hill avait pour mentor Andrew Carnegie, multimillionnaire américain de l’acier. Il écrit ce livre en pleine dépression des États-Unis après la crise de 1929. Période de dépression, mais aussi période de nouvelles opportunités à saisir.

Napoleon Hill a enquêté et interviewé des centaines de personnes riches de son époque afin de percer les clés de leur succès. Il nous dévoile dans ce livre les résultats d’une enquête ayant duré plusieurs décennies. À travers de nombreux exemples, notamment celui de Thomas Edison (inventeur de l’ampoule électrique) et celui des frères Wright (constructeurs du premier avion), Napoleon Hill nous révèle les principes pour devenir riche.

Avant de rencontrer le succès, la plupart de ces personnes n’ont pas été prises au sérieux et personne ne croyait en leur projet. Les échecs essuyés ont aussi été nombreux. Ceux qui réussissent ont un désir vif, ardent, brûlant de réussite. Ils n’ont pas un simple souhait vague et imprécis. Leur objectif est clairement défini et précis. Tous leurs efforts sont focalisés vers la réalisation de celui-ci.

L’auteur distingue six étapes pour y parvenir:

– quel montant chiffré voulez-vous?

-quels engagements précis allez-vous consentir pour obtenir cette somme?

-quand voulez-vous obtenir cette somme? À quelle date précisément ?

-faites un plan très détaillé d’action pour parvenir à votre objectif et agissez, que vous soyez prêt ou non. Utilisez votre intelligence et votre imagination!

-écrivez sur papier tout ce qui précède.

-relisez à voix haute ce que vous avez écrit deux fois par jour (matin et soir).

Visualisez vous et ressentez les émotions comme si vous étiez déjà en possession de la somme désirée.

C’est une étape essentielle de la réussite car elle amplifie l’intensité du désir et la conviction de votre capacité à atteindre votre objectif. Plus votre conviction de réalisation sera grande, plus vous serez prêt à atteindre votre objectif. Comment se convaincre? La répétition d’affirmations est un outil puissant pour amener votre subconscient à être convaincu que vous atteindrez votre but. La lecture de votre plan à voix haute de même que vous imaginer avec la somme d’argent voulue et ce que vous pourriez faire avec, permet d’amplifier les émotions positives ressenties et la portée de vos affirmations. Plus vos émotions seront positives, plus vous serez convaincu. Et plus vous serez convaincu, moins vous devrez vous forcer en faisant appel à votre volonté consciente de mettre en oeuvre votre plan d’action.

La confiance en soi est également indispensable. Que signifie-t-elle? À la première personne, dites vous que vous êtes capable de parvenir à réaliser votre but et que vous engagerez une action en continu jusqu’à l’atteindre. De plus, agissez selon vos pensées. Plus vos pensées seront positives, claires et précises, plus vous agirez dans le même sens. Développez également votre conviction un peu plus chaque jour. Rédigez de manière claire les objectifs que vous voulez atteindre dans votre vie et poursuivez votre processus de conviction. Une idée fondamentale transcende le tout: la recherche de justice et de vérité est indispensable à toute action. Vous devez donc poursuivre un but satisfaisant toutes les parties, ne lésant personne, et en vous aidant des autres.

La nourriture de l’esprit est au moins aussi importante. Lire et se former tout au long de sa vie est essentiel, mais le passage à l’action l’est tout autant ce, grâce à un plan d’action très précis. C’est là que l’imagination et la créativité entrent en jeu.

Le passage à l’action est la clé de tout succès. Vous aurez beau lire cent livres, suivre dix formations, ou établir un plan extrêmement précis, si vous ne passez pas à l’action, vous n’atteindrez pas votre objectif. Utilisez vos connaissances et vos compétences pour servir vos intérêts et ceux des autres. Apportez un service de qualité aux autres avec une forte valeur ajoutée et satisfaisant toutes les parties.

Toutefois, l’auteur prévient que de nombreux obstacles et de nombreuses défaites sont possibles si le plan choisi n’est pas le bon. Le plan doit être revu tant qu’il ne fonctionne pas. L’échec n’est jamais définitif et la prise de risque est indispensable au succès. L’échec n’a rien à voir avec les compétences d’un individu mais avec la procrastination, c’est à dire le report des étapes et des actions prévues dans le plan. Seules solutions: prendre des décisions rapides, persévérer et constituer son groupe master mind avec des personnes ayant les connaissances et les compétences nécessaires à la réalisation du plan.

J’applique quotidiennement tous ces principes pour un projet qui fera évoluer ce blog à la rentrée. Et vous, procastinez vous ou êtes vous passé à l’action?

Développement personnel, Lecture, Méditation, Programmation neuro-linguistique

COUPEZ VOUS DU BRUIT DU MONDE.

Septembre 2017. Je tombe sur une émission de télé-réalité que tout le monde connaît certainement : les Marseillais. Je découvre les principaux acteurs de cette émission : des gars musclés et tatoués et des jolies filles minces comme des asperges et à la poitrine refaite. Je regarde une fois, deux fois, trois fois…et bizarrement je m’attache à ces personnes qui sont à des années lumière de mon style à moi. Entendons nous bien: je n’ai rien contre les musclés-tatoués ni contre les bimbos. Chacun fait ce qu’il veut du moment que cela le rend heureux. Bref, je me prends au jeu de leurs aventures que je trouve assez cocasses. Je rate quelques épisodes par ci par là mais ce n’est pas bien grave.

Décembre 2017. Je suis au fond du trou. Je continue de regarder cette émission. Je me rends compte que suivre leurs aventures me permet de « voyager ». Je découvre à travers cette émission, un pays que je ne connais pas et c’est ce qui me plaît.

Les jours passent. Je suis toujours au fond de mon trou que je creuse encore un peu plus chaque jour. Je prends alors conscience que regarder cette émission correspond à un besoin d’évasion. Je sors la tête de mon lave vaisselle et je vois ces gens qui vivent en maillot de bain toute la journée au bord d’une piscine… que font-ils? Ils se créent des problèmes, s’engueulent, se réconcilient, mangent, se baignent, font la fête et travaillent un peu. J’oublie la solitude de mon âme en les regardant. Je me coupe du bruit de mon monde à moi, pour plonger dans le bruit du monde. Souffrant terriblement de stress visuel mais surtout auditif, la télé devient, une heure durant, la grotte dans laquelle mon cerveau et moi trouvons refuge.

Au fil des jours et à mesure que je commence mon processus de changement à partir du mois de janvier 2018, je décroche de cette émission et de la télé en général.

La vie de ces personnes a-t-elle quelque chose de plus que la mienne? Non bien sûr. Moi, j’ai quelque chose en plus: mon mari et des enfants merveilleux. N’est-ce pas une énorme richesse qui vaut toutes les villas de luxe et les piscines du monde?

Mais il y a ce « vide ». Je commence à me former au développement personnel les semaines suivantes et je comprends que ce vide tient à deux choses: premièrement, je suis dans le bruit du monde; deuxièmement, je vis sans légende personnelle comme 95% des gens.

Depuis des années, les jours passent et se ressemblent. Les préoccupations quotidiennes se ressemblent. Les conversations se ressemblent. Les gens que je rencontre se ressemblent. Quelque chose me passionne-t-il? Non.

Je suis noyée dans le bruit du monde. Je zappe sur internet sans rien voir. Je regarde mon téléphone sans intérêt. Je fais défiler les infos sans vraiment les lire car les politiques tournent en boucle. Je suis quotidiennement noyée sous un flot de mails et de pubs sans importance, sous les buzz de « stars » qui font des milliers voire des millions de vue. Nabilla et les autres me plongent le cerveau dans la purée.

Lorsque je prends enfin conscience du néant que cela représente, le réveil est brutal mais salutaire. De fil en aiguille, la P.N.L. me conduit à une autre approche pour appréhender le monde. Et pour mieux l’appréhender, il faut savoir écouter sa voix intérieure au lieu de celle du monde.

Le livre Miracle Morning sera le point de départ de mes séances de méditation. Méditer me permet de me couper du bruit du monde petit à petit. Avec de l’entraînement, je sens que j’arrive à « déconnecter » même lorsque je suis entourée de personnes ou si je suis dans un environnement difficile. Je parviens à chasser mes pensées et surtout à ne pas ressasser. Chaque séance me permet de lâcher prise sur le matériel et d’ouvrir plus profondément ma conscience. L’ouverture se fait plus profonde encore lorsque je médite devant un arbre de notre jardin, que j’affectionne particulièrement. Comme si lui et moi, nous nous parlions.

En me coupant quotidiennement du bruit du monde, mon intuition s’est développée. Ce qui serait passé comme inaperçu ou insignifiant quelques mois auparavant, est apparu comme des signes. Des signes que je suis sur la bonne voie parce que c’est la mienne, celle que j’ai choisie et non celle que le monde m’impose.

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QUELLE EST VOTRE LÉGENDE PERSONNELLE?

3 heures du matin. Je me réveille sans raison. Je ne parviens pas à me rendormir. Je pense à mes objectifs et aux dernières barrières mentales que je dois briser. De quoi ai-je peur tout compte fait? De ne pas savoir faire?

Je pense à mon évolution depuis le mois de janvier. Encore au mois de décembre 2017, jamais je n’aurais pu penser être en train d’écrire un article sur mon blog à 6h du matin. L’idée de créer un blog ne m’avait pas encore traversé l’esprit. L’idée de m’intéresser au développement personnel non plus. Et encore moins celle de me passionner pour le web marketing. Jamais je n’aurais pu imaginer que des semaines durant, j’allais découvrir tant de richesses: des personnes incroyables et bienveillantes, des projets fous, des signes…

J’ai toujours eu une très grande intuition (je vous en parlerai dans un prochain article) mais je n’ai jamais su voir les événements, les rencontres ou les petites phrases de la vie comme des signes. Depuis que j’ai entamé mon processus de développement personnel, je suis très à l’écoute des signes. Je repense à cet entraîneur de foot rencontré il y a quelques jours pour l’inscription de mon fils. Personnage « étrange », me suis-je dit en le voyant. Il me dit que mon fils sera sur liste d’attente. A la fin de notre entretien, je lui dit « y a-t-il de l’espoir pour qu’il ait une place? ». Il me fixe avec son regard dur mais profond: « Madame, dans la vie, il y a toujours de l’espoir en tout ».

3h45. Me revient en mémoire un livre dont Steve Abd al Karim nous a parlé il y a trois mois de cela lorsque j’ai commencé sa formation Booster d’excellence. Ce livre, nous a-t-il dit, parle de notre « légende personnelle ». Cela avait éveillé ma curiosité sans que je ne comprenne vraiment le sens de cette phrase. Je cherche sur le web la version audio car il faut que je le commence, là tout de suite. Je prends mes écouteurs. Play.

Ce livre qui m’a définitivement marquée, c’est L’Alchimiste de Paulo Coelho. Je commence l’écoute. Dès les premières phrases, je suis transportée.

Je fais la connaissance de Santiago, jeune berger Andalou, qui va faire un voyage initiatique.

Destiné à être prêtre pour faire plaisir à ses parents, il décide finalement à 16 ans de devenir berger. Heureux de sa vie solitaire avec ses chèvres, il se nourrit de lectures et rêve d’horizons lointains. Un rêve qu’il fait par deux fois va le conduire à quitter son quotidien et son troupeau (sa zone de confort, je dirais…). Il rêve d’un trésor enfoui au pied des Pyramides d’Égypte. Trouver ce trésor devient alors son but ultime, sa « légende personnelle ».

Il prend le bateau pour le Maroc, jusqu’à Tanger. Il se sent perdu: il ne parle ni ne comprend l’arabe et repense à ses chèvres. Il a peur et regrette. Des rencontres vont alors se succéder… Une gitane, d’abord, lui apprend à interpréter son rêve. Puis il rencontre un vieil homme qui s’intéresse au livre que Santiago a emporté : Melchisédech, roi de Salem. Celui-ci, qui semble connaître Santiago sans l’avoir jamais vu, le pousse à chercher le trésor. Il lui donne deux pierres pour l’aider dans ses choix. Puis sa route croise un marchand de cristaux. Ce dernier qui est resté dans sa zone de confort toute sa vie, voit son commerce péricliter depuis des années. Il le fait travailler dans sa boutique et lui donne de l’argent.

A la recherche de son trésor, Santiago traverse alors le Sahara avec une caravane. Il est accompagné d’un Anglais qui passe son temps à lire, mais qui a également un but: trouver un alchimiste. La caravane atteint son objectif: une oasis dans le désert. Santiago tombe amoureux d’une belle jeune femme, Fatima, qui le pousse à poursuivre son rêve. Il rencontre des personnages divers et surtout l’Alchimiste dans le désert, non loin de l’oasis. Ce dernier lui apprend à lire les signes et à écouter l’âme du monde pour aller au bout de son rêve, de sa légende personnelle.

Qu’est ce que l’alchimie? Selon le Larousse, il s’agit de l’ « art de purifier l’impur en imitant et en accélérant les opérations de la nature afin de parfaire la matière ».

Et c’est ce qu’il va se passer. A mesure que Santiago se rapproche de son trésor, les signes se font de plus en plus présents, et on ressent l’épreuve terrible qu’il doit affronter pour y parvenir. Courage, patience, méditation, connaissance de soi et de l’autre, remises en question, doutes. Le désert plonge le jeune homme dans les profondeurs de son âme.

Santiago parviendra seul au pied des pyramides où il fera enfin la découverte de sa légende personnelle. Qu’est-elle…?

Je n’en dit pas plus pour ceux qui n’ont pas lu le livre.

4h30 du matin, quelques jours plus tard. Je termine l’audio du livre assise par terre dans mon bureau. Je suis « hypnotisée ». Je ne sais pas si le lire en version papier me ferait le même effet. Mais écouter ce récit la nuit a un côté presque mystique. Je l’achèterai en version papier, c’est sûr. Et je le réécouterai.

Je suis sidérée. Peu de choses m’ont autant émue dans ma vie à part mon mariage et la naissance de mes enfants. D’après ce que j’en ai lu sur internet, ce livre a eu autant de critiques positives que négatives.

Mais qui s’intéresse au développement personnel trouvera dans ce livre toutes les clés ouvrant les portes de sa légende personnelle. Pour ma part, il m’a plongée dans un abîme. Un abîme de richesses.

Lecture, Programmation neuro-linguistique

ECHEC OU DEFI?

Il est des évènements dans la vie qui procurent de l’inquiétude, de la tristesse, de la douleur ou du désespoir. Des évènements qui nous freinent et nous plongent dans des situations qui nous paraissent insurmontables. Des évènements qui feront que certains sombreront et que d’autres en sortiront grandis et meilleurs. Des évènements qui anéantiront certains qui « ont tout » mais feront renaître d’autres qui « n’ont rien ».

Quelle différence entre ces deux catégories de personnes? La manière dont elles se représentent les évènements et dont elles y réagissent. Rappelez vous de Hal Elrod, auteur de l’ouvrage Miracle Morning. C’est son terrible accident de voiture qui s’est révélé être un défi et un nouveau point de départ dans sa vie. C’est sa volonté ultime qui l’a conduit à courir un ultra-marathon de 83 kilomètres malgré des douleurs séquelles de son accident. Plus près de nous, et rien que sur la toile, on trouve des exemples de jeunes « sans avenir », tombés dans l’alcoolisme, rebondir et transformer leur vie jusqu’à en devenir millionnaires. Je pense à l’extraordinaire Anthony Nevo, fondateur de Vie de dingue et à bien d’autres!

La manière dont nous nous représentons les évènements vient de la façon dont nous communiquons avec nous-même: les images que nous formons dans notre esprit, ce que nous nous disons, notre façon de nous tenir, etc. Face aux évènements de la vie, certains auront de la gratitude, du bonheur et de la joie. Face aux mêmes évènements, d’autres ressentiront du découragement, de la colère ou de la tristesse.

La bonne nouvelle c’est que l’esprit humain n’a de limites que celles qu’il s’impose. Et pour sortir de ces limites, il faut observer et reproduire les représentations intérieures conduisant au succès -que d’autres ont atteint, notamment grâce à certaines techniques de programmation neuro-linguistique-. En d’autres termes, il faut trouver et imiter les modèles de réussite!

Selon Bandler et Grinder, trois mécanismes fondamentaux permettent de reproduire ces modèles:

  • Le système de croyances: nous nous estimons tous capables ou incapables de faire certaines choses. Nous croyons tous qu’il est possible ou impossible de faire certaines choses. Dans tous les cas, nous avons raison. Lorsque nous nous croyons capables d’atteindre un objectif, nous envoyons à notre cerveau un message lui ordonnant qu’il peut imiter une action conduisant au résultat voulu. L’inverse est aussi vrai!
  • L’organisation de nos pensées: ou syntaxe mentale. Il s’agit de parvenir à la partie de notre cerveau qui nous aidera le plus à obtenir le résultat souhaité.
  • La physiologie: notre façon de respirer, de nous tenir, nos expressions et mouvements sont le reflet de notre état intérieur. Je me souviens d’une époque où je sentais que l’air ne passait plus dans mes poumons! Je n’arrivais clairement plus à ressentir les sensations d’inspirations et d’expirations. Je marchais épaules rentrées et tête basse. Je donnais l’impression de porter le poids du monde sur mes épaules. En fait, la fatigue avait fait dévier mon sternum qui comprimait ma cage thoracique et donc mes poumons et j’avais deux cervicales coincées. L’ostéopathe n’en revenait pas. Après une séance très dure, je suis ressortie respirant le bon air -pollué-, les épaules dégagées, le dos droit…et surtout le sourire au lèvres.

L’imitation est le propre de l’être humain: le bébé, par exemple, apprend en imitant. Nous imitons des modèles tout au long de notre vie. Mais c’est la manière dont nous gérons nos impressions qui font de certains des gens heureux et d’autres, des gens qui le sont moins.

Un jour de tristesse à cause d’évènements extérieurs, mon père m’a dit « regardes la pluie tomber…ses merveilleuses gouttes ». Oui, je les ai regardées attentivement rouler sur la fenêtre, ces gouttes de pluie. Cette phrase, je m’en souviens à chaque fois qu’un petit coup de blues essaie de m’atteindre, car elle est d’un optimisme imparable. Cette phrase me permet de sortir d’un état paralysant et d’atteindre un état dynamisant, afin d’adopter le comportement adéquat à une situation donnée. Par exemple, face à l’agressivité de quelqu’un -cela nous est arrivé à tous-, comment répondez-vous? Par de la colère? De l’agressivité également? Mieux vaut contrôler son état et ne pas se laisser déborder ni entraîner dans l’escalade des sentiments négatifs qui conduisent inéluctablement à l’échec…mais nous réagissons la plupart du temps de manière inconsciente.

Pour contrôler nos états, il faut d’abord savoir ce qui les crée et nous conduisent à adopter un certain type de comportement, comme le dit Anthony Robbins dans son livre Pouvoir illimité:

  • nos représentations internes du monde et notre interprétation des situations. Prenons un exemple: une personne chère doit venir chez vous mais est extrêmement en retard. Vous n’avez pas de nouvelles d’elle. Allez-vous vous inquiéter ou être fâché ? Lorsqu’elle franchira votre porte, allez-vous être soulagé ou vous mettre en colère ? Qu’est ce qui vous poussera à vous mettre dans tel ou tel état ? Ce sont les modèles que vous imitez, ceux de vos parents ou d’autres personnes.
  • Notre physiologie: notre tension musculaire, notre posture, notre façon de respirer, etc. sont autant d’éléments qui déterminent un état particulier. Si nous reprenons l’exemple ci-dessus, pensez-vous que vous serez dans le même état et aurez le même comportement en situation de plénitude qu’en situation de stress, de fatigue ou de tension musculaire ? Il y a peu, j’ai vécu un échange verbal très court avec un proche parlant de manière très agressive. J’ai pris le parti de me taire. Impossible pour moi de rentrer dans la boucle infernale et dans une escalade qui risquerait de faire s’écrouler le château de cartes. Des sentiments d’injustice profonde, de tristesse, de colère et de peur m’ont envahie. Ces sentiments ont aspiré toute mon énergie et en fin de journée, j’étais littéralement vidée.

Pour changer nos états et donc nos comportements, il faut donc modifier notre physiologie mais aussi nos représentations internes de notre environnement et notre interprétation des évènements. C’est grâce à nos cinq sens que nous percevons les évènements et les interprétons. Voilà pourquoi deux personnes ayant assisté à la même scène la décriront de manière différente: l’une donnera plus d’importance à ce qu’elle a vu, l’autre à ce qu’elle a entendu; l’une pourra avoir vécu un évènement similaire dans le passé et l’évènement actuel ne résonnera pas de la même manière que pour la seconde personne n’ayant jamais vécu un tel évènement.

L’une des idées fondamentales de la P.N.L. est que « la carte n’est pas le territoire » (Alfred Korzybski). En d’autres termes, cela signifie que nos représentations internes des évènements ne correspondent pas tout à fait à la réalité exacte. L’objectif est de donner aux évènements une valeur telle que nous nous mettons dans un état dynamisant et non paralysant. Pour cela, il faut se représenter et décider du but à atteindre et des résultats que l’on souhaite produire. Cette action doit se faire de manière consciente. Une réaction inconsciente, sans discernement, peut nous mettre dans un état néfaste et conduire à l’échec. Le contrôle de nos ressources internes est donc indispensable.

La majorité des gens allument la télévision pour ruminer leur colère et oublier leur tristesse. D’autres vont au cinéma ou au restaurant pour sortir de l’ennui. D’autres encore mangent pour combler un manque. Lorsque l’activité prend fin, les représentations internes sont toujours là et l’état paralysant revient.

Il faut avant toute chose modifier nos croyances les plus profondes pour changer notre perception des évènements. Je vous en parlerai dans un prochain article…

Lecture, Programmation neuro-linguistique

COMMUNICATION ET RELATION.

1998. C’est à l’âge de vingt ans que j’ai eu mon premier téléphone portable, comme beaucoup de mes amis à la fac. Nous n’avions pas encore de connexion illimitée au réseau et la possibilité de surfer sur le web était très restreinte voire inexistante. Mais envoyer un texto était déjà hallucinant. Exit les cabines téléphoniques et les cartes à puces.

Mai 2016. Je suis dans la salle d’attente d’un cabinet médical. Les personnes de mon âge ou plus jeunes s’assoient et prennent leur téléphone portable, ignorant la centaine de magazines très instructifs posés sur la table élégante. Je fais partie du lot de ces personnes. Les enfants également sont devant un téléphone ou une tablette. Les personnes d’âge mûr, elles, arrivent généralement en couple. Elles prennent un magazine et elles discutent de tel ou tel article qu’elles lisent. J’ai moi-même essayé une ou deux fois de lire un magazine. Mais j’ai vite constaté que mon oeil n’était plus exercé à la lecture de ces grandes pages, ce qui n’arrive pas avec les livres fort heureusement. Observez autour de vous.

Quelle différence entre ces deux catégories de personnes? La première catégorie est souvent (pas toujours) constituée de « solitudes » enfermées sur elles-mêmes malgré l’ouverture au monde incroyable que procurent les ordinateurs, tablettes et téléphones portables. La deuxième catégorie est constituée de personnes qui communiquent dans la relation. N’avez-vous pas, comme c’est mon cas d’ailleurs, partagé un repas avec une personne pendue à son téléphone qui ne sait plus parler ou interroger les autres sur leurs journées, leurs projets, leurs besoins ou leurs émotions? Je suis sûre que vous trouverez certainement quelqu’un dans votre entourage répondant à cette description…

Le manque de communication impacte souvent négativement notre vie professionnelle ou sentimentale et peut conduire au désastre relationnel. Certes, un contact est possible, voire une transmission de messages. Une transmission de messages en « mode texto »… Mais sans émotion, pas de relation, et sans relation -souvent une relation d’influence-, pas de communication réussie, comme le dit René de Lassus dans son livre La communication efficace par la PNL.

 

 

Les relations humaines sont généralement des relations d’influence et une bonne communication permet d’influencer positivement -non manipuler-. C’est ce que font ce que René de Lassus appellent les « super-communicateurs ». Dans les années soixante-dix, il s’agissait de thérapeutes hors du commun tels que les Dr. Milton Erickson, Virginia Satir, ou encore Fritz Perls.

C’est le travail de ces grands thérapeutes, que Richard Bandler et John Grinder vont observer et analyser pendant ces années là, avec d’autres chercheurs (grâce notamment aux enregistrements vidéos). Leur objectif est de construire un modèle précis que quiconque peut imiter et reproduire dans tous les domaines: de la maman au foyer, au professeur ou au vendeur, en passant par l’acteur ou le dirigeant d’entreprise, etc. C’est l’objet de la programmation neuro-linguistique.

Que font donc ces « super-communicateurs »? Dans son ouvrage, René de Lassus explique qu’ils agissent selon des étapes qui ont chacune un objectif précis:

  • Etablir un lien puissant en observant leur interlocuteur en les calibrant (observation fine des détails du visage, position du corps…) et en se synchronisant physiquement et verbalement avec celui-ci (employer les mêmes expressions, le même langage), tel un reflet dans le miroir. L’objectif est de contrôler le processus de communication pour amener leur interlocuteur là où ils proposent de le faire parvenir.
  • Etablir un cadre et fixer les objectifs que leur interlocuteur veut atteindre. Les objectifs doivent être précis, détaillés, réalistes, bien énoncés et formulés dans des termes positifs. Mieux vaut formuler un objectif en disant « je veux… », plutôt que « je ne veux plus… » . Exemple: mieux vaut dire « je veux me sentir en meilleure forme grâce à l’arrêt de la cigarette », plutôt que « je ne veux plus fumer ».
  • Rechercher quelles sont les ressources de leur interlocuteur: souvenirs, expériences, créativité, entourage…peuvent être mobilisés pour atteindre les objectifs souhaités. Fouiller dans les expériences de réussite personnelle est un exercice très efficace pour voir quelles conditions étaient réunies à ce moment précis (qui était présent, ce que l’interlocuteur voyait, entendait ou sentait à ce moment là). Le but est de recréer cet état de ressource et de le reproduire pour atteindre le nouvel objectif visé.
  • Le super-communicateur amènera ensuite son interlocuteur:
    – A visualiser la réalisation concrète de son objectif et du plaisir que cela lui procure.
    – Il pourra aussi le conduire à rompre certaines associations faites entre un élément de la réalité et l’effet négatif produit dans la tête de ce dernier, en le laissant imaginer qu’il produit un effet positif.
    – L’ancrage est également un des moyens utilisés par les super-communicateurs. Un drapeau par exemple, peut évoquer une ancre visuelle comme la guerre ou la victoire. Il s’agira alors par exemple d’associer une image de succès à un geste.
    – Le recadrage est aussi utilisé pour amener l’interlocuteur à voir, entendre et/ou ressentir quelque chose différemment, à travers ses souvenirs, ses ressources, son imagination.
    – Le changement d’histoire personnelle est aussi utilisé quand l’interlocuteur éprouve une sensation inadéquate dans sa vie actuelle, par exemple une sensation bloquante à l’égard d’une personne chère. L’interlocuteur doit retrouver dans sa vie des expériences provoquant la même sensation, et en fonction des âges, trouver les ressources personnelles dont elle aurait eu besoin pour dépasser cette sensation. La ressource est alors ancrée et associée à l’âge.
  • Le super-communicateur amènera enfin son interlocuteur à associer les déterminations prises à la réalité future, c’est-à-dire aux changements à mettre en œuvre, du moment que ces changements ont un impact positif sur sa relation avec son milieu.
  • Enfin, les super-communicateurs ont quelques autres outils dans leur boîte: l’emploi fréquent de métaphores, l’utilisation du « comme si… », la flexibilité dans leur manière de communiquer avec leur interlocuteur, la prise en compte des faits et des sentiments et non des opinions.

Les super-communicateurs sont ainsi capables de changer le cours de la vie de milliers de personnes grâce à tous ces outils.

Lecture

MIRACLE MORNING.

Auparavant, je ne m’arrêtais jamais au rayon des livres de développement personnel. Je passais mon chemin, savourant les belles photos de livres de voyage ou du dernier livre de couture, activité me vidant l’esprit bien que technique. Je rentrais, traçais mon patron, choisissait un tissu que j’affectionais particulièrement et m’imaginais, satisfaite, la création telle que je voulais qu’elle soit, finie et portée. Ce que je ne savais pas à l’époque, c’était qu’acheter un livre de couture, rentrer en visualisant toutes les possibilités de créations, m’imaginer heureuse de coudre -et l’être- et atteindre mon objectif, était déjà en soi de la P.N.L.

Mars 2018. Un samedi pluvieux, je décide de me nourrir l’esprit car il faut que j’avance dans ma démarche. Je tombe sur ce livre qui capte mon attention

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Hal Elrod – Miracle Morning

C’est un livre qui mérite que l’on s’y attache. On est tout de suite happé par le début: l’auteur y raconte sa vie, son terrible accident de voiture et sa profonde remise en question. Tiens, ça me rappelle quelque chose…N’avons nous pas tous vécu une fois dans notre vie quelque chose -souvent des déceptions ou des échecs- qui remette en question tout notre système de croyances, notre vision de la vie?

Toutefois, la majorité des gens ne changent pas car ils n’en ont pas la volonté profonde. La majorité attend que les autres changent pour que les choses changent. Il existe une faille entre la vie que la majorité des gens a et la vie dont elle rêve.

95 pour cent des gens procastinent en invoquant diverses raisons et notamment le manque de temps. Je faisais partie il n’y pas si longtemps de ces 95 pour cent. Je replonge quelques fois dans la procastination en cas de fatigue ou d’emploi du temps trop chargé. Mais j’ai pris conscience d’avoir en moi les ressources nécessaires pour y remédier rapidement ou pour rattraper les quelques objectifs quotidiens manqués par ci par là.

Je me souviens de la première fois où j’ai rencontré D. Je lui ai dis « j’aimerais faire ci ou ça mais je n’ai pas le temps ». Il m’a répondu « dites plutôt je manque de temps, car cela induit que vous avez les ressources pour en trouver ». Effectivement…j’ai trouvé depuis, du temps pour prendre soin de moi, pour lire (chose que j’avais abandonné depuis des lustres), pour rencontrer et écouter des personnes qui sont des modèles de réussite, pour apprécier l’instant présent tout en croyant en mes objectifs. J’ai trouvé l’énergie pour me fixer de grands objectifs, mais aussi des petits à réaliser chaque jour. Et ça, ça fait du bien.

Pour cela, l’auteur explique qu’il faut sortir des vieux schémas qui rendent la vie médiocre:

• regarder dans le rétroviseur et être persuadé que nos échecs d’hier nous empêcheront d’atteindre de nouveaux objectifs.

• ne pas avoir de buts dans la vie.

• isoler les incidents, c’est à dire se focaliser sur un événement ou une chose négative: ne plus faire de focus dessus nécessite de la discipline.

• avoir un manque du sens des responsabilités : prendre sa vie en mains, c’est avoir conscience que nous sommes responsables de nos succès mais surtout de nos échecs afin d’agir pour y remédier.

• avoir un cercle d’influence médiocre, qui nous tire vers le bas au lieu de nous nourrir d’optimisme et de nous donner de l’élan.

• le manque d’épanouissement personnel qui entraîne souffrance ou lutte quotidienne.

• l’absence de sentiment d’urgence à agir qui entraîne procastination et un jour des regrets lorsqu’on se retourne: il faut s’engager à agir ici et maintenant et vivre le moment présent.

Voilà pour l’état des lieux dressé par Hal. Maintenant passons à l’action!

Plusieurs embûches peuvent se mettre sur votre chemin lorsque vous envisagez d’adopter le miracle morning:

• toucher au bouton « repeat » du réveil. Mieux vaut se réveiller avec un objectif précis et positif pour commencer la journée. Je le nommerai même « le défi du jour ».

• la quantité de sommeil nécessaire à chacun est importante. Toutefois, au moment du coucher, on peut suggérer à son cerveau que dormir une heure de moins pour pratiquer le miracle morning est tout à fait possible et que l’on se réveillera en forme. En d’autres termes, on se persuade que l’on se réveillera plein d’énergie et de joie même si l’on manque de sommeil…un peu comme un enfant va se coucher le soir de Noël en pensant à tous les cadeaux qui seront au pied du sapin le lendemain. Je l’ai testé et j’approuve complètement la méthode (à condition de ne pas avoir été réveillé de manière intempestive la nuit…).

Pour pallier à ces problèmes de réveil, il serait bien, selon l’auteur:

• au moment du coucher, de se créer une attente positive pour le matin.

• de mettre son réveil à l’autre bout de la chambre.

• et au réveil, de se brosser les dents, de boire un verre d’eau et d’enfiler sa tenue de sport.

Passons aux Life Savers, les six étapes du miracle morning susceptibles d’améliorer notre monde intérieur et donc notre monde extérieur:

  • S comme silence: il s’agit de méditer, prier ou réfléchir en se concentrant sur sa respiration pour se recentrer sur soi et en exprimant de la gratitude.
  • A comme affirmations: il est nécessaire de se fixer des objectifs et de se les répéter par des affirmations positives, qui peuvent évoluer au fil du temps. Cela permet de faire tomber les croyances limitantes qui nous empoisonnent la vie et nous éloignent de notre idéal. Cet exercice permet de reprogrammer son subconscient à force de répétitions. Une affirmation doit être suffisamment précise et entraîner une émotion pour être puissante. Elle doit répondre à quelques critères. Que souhaitez vous vraiment dans chaque domaine? Pour quelles raisons, quel en est le sens profond? Qui vous engagez vous à être et que vous engagez vous à faire pour atteindre vos objectifs?
  • V comme visualisation: imaginez ce que vous voulez accomplir et répétez mentalement ce qu’il faut faire pour y parvenir. Imaginez la confiance et le plaisir qui ressortent de vos actions et de l’atteinte de vos objectifs. Imaginez tout ce que cela changerait dans votre vie.
  • E comme exercice physique: dix minutes de yoga ou d’étirements permettent de reconnecter le corps et l’esprit.
  • R comme lecture (reading): la lecture est un moyen immédiat et magique d’acquérir des connaissances, de développer des idées ou des stratégies menant au succès. Imitez les modèles de réussite pour parvenir aux mêmes résultats. Lire dix pages par jour au minimum permet de se nourrir l’esprit.
  • S comme écriture (scribing): tenir un journal permet de noter ses pensées fertiles, de clarifier ses idées, de voir sa progression personnelle, d’en tirer des enseignements et de formuler de nouveaux engagements. Ce blog en est un exemple: il est conçu comme un journal. C’est un peu un « blog-therapy »!

Les Life savers se font idéalement sur soixante minutes selon Hal Elrod. Les étapes durent cinq minutes sauf l’exercice physique et la lecture qui durent vingt minutes. C’est une habitude qui, comme toute nouvelle habitude, s’ancre dans notre quotidien au bout de trente jours: les dix premiers jours sont insupportables, les dix suivants sont désagréables, et les dix derniers commencent à être synonymes de plaisir.

J’ai commencé le miracle morning le 4 avril 2018. La phase de silence est extraordinaire. Celle des affirmations et de leur visualisation donne une vision positive de la journée à venir. Tout semble plus simple ensuite. Les autres phases sont également sources de plaisir.

J’ajouterais toutefois un gros bémol sur le miracle morning qui s’adresse aux parents de petits enfants ou de bébés: les réveils intempestifs des petits la nuit peuvent carrément interférer avec la méthode. Et certains jours même avec la meilleure volonté du monde, se réveiller plein d’énergie est compliqué si l’on s’est déjà levé deux ou trois fois dans la nuit et qu’on doit enchaîner sur la préparation des enfants, l’école, le travail, etc… Le seul salut vient de la tasse de café avant toute motivation… Les parents voient de quoi je parle je suppose… Parfois, on est aussi obligé de s’arrêter si l’enfant se réveille très tôt.

Donc j’ai opté pour le miracle morning en six minutes (une minute pour chaque phase), et ça apporte déjà énormément au quotidien!!