Conscient, Corps et esprit, Développement personnel, Eckhart Tolle, EFT, Emotions, kinésiologie, Lecture, Méditation, Moment présent, Temps

ADIEU EGO.

La première fois que j’ai rencontré D. le kinésiologue, je souffrais de stress visuel et auditif depuis de longues semaines. J’étais ressortie de cette première séance dans un état de plénitude totale. En une séance, D. avait réussi ce que je croyais impossible: appuyer sur le bouton off dans ma tête et faire taire mon mental qui tournait en boucle jour et nuit. Je vous en avais déjà parlé pour ceux qui me suivent.

Cet état avait duré quelques semaines: plus de souvenirs qui me revenaient ou de scénarios futurs que j’élaborais dans ma tête, comme 99% de l’humanité. Un événement se produisait, une personne me disait quelque chose, je devais aller à un endroit, mon mental se mettait à sauter telle une balle de ping pong.

Les choses s’étaient calmées et puis deux événements dans ma vie ont eu raison du travail effectué par D. La trahison dans le silence dont j’étais victime était à la hauteur de mon honnêteté et de ma sincérité. J’avais tout donné et la mécommunication m’avait tout pris.

En d’autres temps, j’aurais réagi de manière très impulsive. Mais j’ai préféré ne pas communiquer moi aussi, sur ces événements blessants. A vrai dire, je n’aurai pas su quoi dire tellement je tombais de très haut. J’ai puisé dans l’humiliation que je subissais toute la force du silence et du pardon. Le silence. Cet ennemi qui m’avait tout pris, m’apportait aujourd’hui un cadeau dont j’ignorais l’existence à ce moment là.

Le silence et le pardon dont j’ai fait preuve à cette période m’ont montrée de quoi j’étais capable et quelle force je pouvais trouver en moi. Peut-être que ces événements, finalement, n’étaient pas survenus par hasard… Je les garderai en mémoire et peut être les emporterais-je un jour avec moi…ou pas.

La vie avec un mental plein à craquer a repris son cours.

31 juillet. Cette nuit là, j’ai vraiment eu peur de perdre une personne très chère. Sans nouvelle, mon mental fusait dans tous les sens. Un vrai feu d’artifice entre le passé et le futur, les souvenirs heureux se mêlant aux scénarios catastrophe créés par mon imagination.

1er août. Je me lève ce matin là après une nuit très éprouvante. Je vais prendre une douche chaude pour tenter de détendre mes muscles endoloris. Je ne pense à rien. Pendant que je me douche, je regarde par la fenêtre ouverte un arbre gigantesque dans le jardin. Cet arbre, que j’aime à contempler tous les jours, me paraît différent ce matin là. Les couleurs de son feuillage sont plus subtiles et ses innombrables feuilles plus dessinées. Je dis « merci » intérieurement. Merci que tout se soit bien passé finalement. Quoi de plus simple, en fait, de comprendre ce qu’est la vie quand on a eu si peur de la fin.

Je repense à ce que D. m’avait dit la dernière fois que je l’ai vu lors de la séance d’EFT. Je vous en avais parlé ici: « regarde toutes les perles que tu as autour de toi », m’avait-il dit. Cette phrase m’avait parue énigmatique sur le coup…

Mystère du hasard, j’avais commandé Le pouvoir du moment présent d’Eckhart Tolle. Il est arrivé ce jour là dans ma boîte aux lettres. Et ce que je vais découvrir ressemble à s’y méprendre à l’état de plénitude ressenti suite à la première séance avec D.

L’auteur se réveille une nuit dans un état de terreur absolue. Dépressif depuis très jeune, il se dit « je ne peux plus vivre avec moi-même ». Il réalise à quel point cette pensée est bizarre: « si je ne peux pas vivre avec moi-même, il doit y avoir deux moi, le je, et le moi avec qui le je ne peux pas vivre ».  Il se dit que peut être un seul des deux est réel. Cette prise de conscience est si étrange que son esprit cesse de fonctionner. Il n’y a plus aucune pensée dans sa tête. Il se sent aspiré. Une peur intense le saisit et son corps se met à trembler. Il entend les mots dans sa poitrine « ne résiste à rien », et se sent alors aspiré par le vide, un vide qui est en lui plutôt qu’à l’extérieur. Sa peur s’évanouit et il se laisse tomber dans ce vide. Il se réveille quelques heures après dans un état de béatitude totale qui durera depuis.

E. Tolle nous enseigne que notre identification au mental amène la pensée à devenir compulsive, à créer « un écran opaque de concepts, d’étiquettes, d’images, de mots, de jugements et de définitions qui empêchent toute vraie relation ». Notre voix intérieure fait des commentaires, des spéculations, émet des jugements, compare, se plaint, aime, n’aime pas, etc. Cette voix imagine souvent que les choses tournent mal et envisage des résultats négatifs.

D’une manière générale, le mental se sert de nous. Prendre conscience que nous ne sommes pas notre mental, que nous ne sommes pas identifiés à lui, ouvre la voie à la liberté. Lorsqu’une pensée apparaît, il faut en être conscient et témoin à la fois. La pensée perd alors de son pouvoir car elle s’efface. Il se produit une discontinuité dans le flux mental, ce qui est source de paix. Plus les phases de discontinuité sont longues, plus les phases de paix le sont également.

Observer le penseur conduit à se libérer du mental et de l’ego. Le mental ne peut fonctionner et garder le contrôle sans le passé, parfois douloureux, et le futur, parfois inquiétant, desquels il est indissociable. Il perçoit l’instant présent comme une menace et a donc tendance à le nier et à y résister. Pour l’ego, qui a des besoins infinis, seuls le passé et le futur importent. Le moment présent n’existe pas.

Toutefois, passé et futur sont des illusions, comme les problèmes qui en découlent pour les gens. Les problèmes sont une fiction du mental. Ils ne peuvent survivre dans la réalité de l’instant présent. On le voit bien en cas de véritable urgence, de situation de vie ou de mort par exemple: le mental se fige et laisse la place uniquement à l’instant présent. Seul l’instant présent existe. C’est le seul moment qui soit vraiment réel.

Ne plus penser au passé et au futur mais vivre l’instant présent, quoiqu’il réserve, est la clé pour entrer dans la dimension spirituelle pour E. Tolle.

Cet ouvrage est très dense et profond. Il y a quelques mois encore, je pense que je n’aurais pas compris son message. Avec du recul et grâce à la pratique de la méditation, le moment présent a désormais un véritable pouvoir dans ma vie.

Il perdure une tristesse: que je ne puisse pas partager ce message avec la personne à qui j’ai pardonné afin qu’elle puisse se libérer de son mental. Lui offrir en silence, à elle aussi, ce pouvoir qui changerai sa vie…

 

 

Développement personnel, Lecture, Méditation, Programmation neuro-linguistique

COUPEZ VOUS DU BRUIT DU MONDE.

Septembre 2017. Je tombe sur une émission de télé-réalité que tout le monde connaît certainement : les Marseillais. Je découvre les principaux acteurs de cette émission : des gars musclés et tatoués et des jolies filles minces comme des asperges et à la poitrine refaite. Je regarde une fois, deux fois, trois fois…et bizarrement je m’attache à ces personnes qui sont à des années lumière de mon style à moi. Entendons nous bien: je n’ai rien contre les musclés-tatoués ni contre les bimbos. Chacun fait ce qu’il veut du moment que cela le rend heureux. Bref, je me prends au jeu de leurs aventures que je trouve assez cocasses. Je rate quelques épisodes par ci par là mais ce n’est pas bien grave.

Décembre 2017. Je suis au fond du trou. Je continue de regarder cette émission. Je me rends compte que suivre leurs aventures me permet de « voyager ». Je découvre à travers cette émission, un pays que je ne connais pas et c’est ce qui me plaît.

Les jours passent. Je suis toujours au fond de mon trou que je creuse encore un peu plus chaque jour. Je prends alors conscience que regarder cette émission correspond à un besoin d’évasion. Je sors la tête de mon lave vaisselle et je vois ces gens qui vivent en maillot de bain toute la journée au bord d’une piscine… que font-ils? Ils se créent des problèmes, s’engueulent, se réconcilient, mangent, se baignent, font la fête et travaillent un peu. J’oublie la solitude de mon âme en les regardant. Je me coupe du bruit de mon monde à moi, pour plonger dans le bruit du monde. Souffrant terriblement de stress visuel mais surtout auditif, la télé devient, une heure durant, la grotte dans laquelle mon cerveau et moi trouvons refuge.

Au fil des jours et à mesure que je commence mon processus de changement à partir du mois de janvier 2018, je décroche de cette émission et de la télé en général.

La vie de ces personnes a-t-elle quelque chose de plus que la mienne? Non bien sûr. Moi, j’ai quelque chose en plus: mon mari et des enfants merveilleux. N’est-ce pas une énorme richesse qui vaut toutes les villas de luxe et les piscines du monde?

Mais il y a ce « vide ». Je commence à me former au développement personnel les semaines suivantes et je comprends que ce vide tient à deux choses: premièrement, je suis dans le bruit du monde; deuxièmement, je vis sans légende personnelle comme 95% des gens.

Depuis des années, les jours passent et se ressemblent. Les préoccupations quotidiennes se ressemblent. Les conversations se ressemblent. Les gens que je rencontre se ressemblent. Quelque chose me passionne-t-il? Non.

Je suis noyée dans le bruit du monde. Je zappe sur internet sans rien voir. Je regarde mon téléphone sans intérêt. Je fais défiler les infos sans vraiment les lire car les politiques tournent en boucle. Je suis quotidiennement noyée sous un flot de mails et de pubs sans importance, sous les buzz de « stars » qui font des milliers voire des millions de vue. Nabilla et les autres me plongent le cerveau dans la purée.

Lorsque je prends enfin conscience du néant que cela représente, le réveil est brutal mais salutaire. De fil en aiguille, la P.N.L. me conduit à une autre approche pour appréhender le monde. Et pour mieux l’appréhender, il faut savoir écouter sa voix intérieure au lieu de celle du monde.

Le livre Miracle Morning sera le point de départ de mes séances de méditation. Méditer me permet de me couper du bruit du monde petit à petit. Avec de l’entraînement, je sens que j’arrive à « déconnecter » même lorsque je suis entourée de personnes ou si je suis dans un environnement difficile. Je parviens à chasser mes pensées et surtout à ne pas ressasser. Chaque séance me permet de lâcher prise sur le matériel et d’ouvrir plus profondément ma conscience. L’ouverture se fait plus profonde encore lorsque je médite devant un arbre de notre jardin, que j’affectionne particulièrement. Comme si lui et moi, nous nous parlions.

En me coupant quotidiennement du bruit du monde, mon intuition s’est développée. Ce qui serait passé comme inaperçu ou insignifiant quelques mois auparavant, est apparu comme des signes. Des signes que je suis sur la bonne voie parce que c’est la mienne, celle que j’ai choisie et non celle que le monde m’impose.