Corps et esprit, Développement personnel, Emotions, Joe Dispenza, Pensées, visualisation mentale

PASSE OU FUTUR?

Colère, haine, agressivité, hostilité, compétition, peur, anxiété, inquiétude, douleur, souffrance, culpabilité, honte, indignité, envie, jalousie.

Vous reconnaissez vous dans l’une de ces émotions de survie? Et si oui, quelle importance a-t-elle dans votre vie? Vous sentez-vous de temps à autre coupable de ne pas avoir bien fait telle ou telle chose, ou bien êtes vous quotidiennement anxieux? Etes vous un jaloux maladif, ou bien avez-vous de fréquents accès de colère?

Qu’elle soit positive ou négative, une émotion se vit à des degrés différents et cela dépend de la manière dont on a perçu l’évènement qui l’a créée. Un évènement entraîne une émotion, puis un souvenir. Ce souvenir crée toujours la même émotion.

Comme l’explique le Dr. Joe Dispenza, plus l’expérience émotionnelle négative est forte, plus nous portons notre attention sur l’évènement qui l’a causée. Le cerveau prend une photo instantanée de la cause et cela devient alors un souvenir.

A chaque fois que nous nous remémorons cet évènement, nous ressentons la même émotion, car cela entraîne la même réaction chimique dans le corps que lorsque l’évènement s’est produit. Pourquoi? Parce que suite à notre première expérience, nous avons créé un circuit neurologique avec lequel nous pensons, et l’utiliser devient une habitude routinière. Nous activons et nous câblons à chaque fois le même circuit neurologique et nous envoyons la même signature émotionnelle au corps. Si on laisse cette réaction émotionnelle s’exprimer (la période réfractaire) plusieurs heures ou plusieurs jours, cela devient une humeur. Si on la laisse s’exprimer pendant des semaines ou des mois, cela devient un tempérament. Des années plus tard, cela est devenu un trait de caractère.

Pourquoi une émotion négative peut-elle perdurer? Généralement, quand un évènement négatif survient ponctuellement, le stress pointe le bout de son nez et passe une fois l’évènement terminé. Le corps retrouve alors l’homéostasie, c’est à dire son équilibre.

Toutefois, nous avons plutôt tendance à penser sans cesse à l’évènement désagréable qui nous est arrivé car les hormones de stress et de survie libérées au moment de cette expérience nous parlent, comme le souligne le Dr. Dispenza: « attention, cela pourrait se reproduire; tiens toi prêt ». Les émotions néfastes nées d’une expérience négative donnent au corps et au cerveau un élan d’énergie et nous devenons accro à ce rush d’émotions qui nous conduit à réaffirmer nos limites. L’évènement qui a activé ces émotions gomme ainsi tous les évènements positifs que nous avons vécu dans la journée. Nous passons donc la majorité de notre vie à anticiper le pire scénario possible basé sur une expérience passée. Nous conditionnons notre corps à la peur, et si cette condition perdure, la panique arrive sans crier gare.

En effet, quand le bouton émotionnel est activé régulièrement voire constamment, et libère des hormones de stress et de survie continuellement, que se passe-t-il? Quand la réponse au stress est activée et qu’il est impossible de l’éteindre, on se dirige vers la maladie. De par la taille de notre néocortex, nos pensées négatives libèrent automatiquement les hormones de stress pour répondre au besoin de survie. Ces hormones peuvent causer des modifications génétiques conduisant à la maladie.

Notre corps est donc notre inconscient, selon le Dr. Dispenza. Le corps vit en permanence dans l’expérience passée: nos émotions influencent certaines pensées, et ces pensées créent les mêmes émotions, de manière continue.

La bonne nouvelle est que si nos pensées peuvent nous rendre malades, elles peuvent à l’inverse nous guérir. Suffit-il de le savoir ou de se le dire? Cela est assez difficile car le corps ne fait aucune distinction entre la pensée d’un scénario catastrophe dans le futur que l’on crée et l’évènement catastrophe ayant eu lieu dans le passé. Le même état émotionnel est sans cesse réactivé. Au moment d’abandonner cette émotion, le corps est plus fort que l’esprit et dit non car il a été conditionné par cette émotion. Vous pouvez vous répéter tant que vous voulez que vous voulez être heureux, perdre du poids ou arrêter de fumer, mais rien ne change. Vous savez pourtant ce que vous devriez faire pour cela mais vous n’y parvenez pas car votre corps se base sur un autre programme neurologique que vous avez construit: celui d’être triste en raison d’un ou plusieurs événements désagréables, celui de manger plus qu’il ne faut pour compenser un manque, ou encore celui qui vous destresse lorsque vous fumez une cigarette.

Le seul moyen est de sortir de sa zone de confort pour entrer dans l’inconnu, ce qui peut être effrayant car imprévisible. L’inconnu est toutefois le meilleur moyen de créer le futur. Fermez vos yeux et imaginez. Imaginez ce que vous voulez accomplir aujourd’hui ou dans le futur. Le cerveau ne fait pas la différence entre ce que vous imaginez et ce que vous expérimentez concrètement. Vous installerez ainsi un nouveau programme neurologique faisant croire à votre cerveau que ce que vous imaginez de positif pour le futur est un évènement qui s’est déjà produit.

Le plus difficile est d’apprendre à notre corps à ressentir l’émotion de cet évènement futur avant qu’il n’arrive. La clé est de ne pas attendre que l’évènement arrive pour ressentir la joie, l’amour, l’abondance, etc. Vivre dans l’attente de quelque chose c’est vivre dans le manque. D’un point de vue quantique, l’idée est de causer un effet: lorsque vous vous sentez motivé, vous marchez vers votre succès, dès que vous vous aimez vous attirez l’amour, etc. Nos pensées et nos émotions créent notre réalité.

Maintenant, laissez moi vous raconter une histoire. En septembre 2017, j’ai fait une grosse chute en courant sur une route. J’ai eu les côtes flottantes enfoncées. Mais je ne me suis pas faite écrasée par une voiture. Quelle chance, n’est ce pas? Je me suis forcée à me lever dès le lendemain matin malgré une douleur terrible. Une semaine après cette chute je me suis remise. Mais un mois plus tard, une « maladie » au pied gauche est apparue (côté de la chute). J’ai consulté quatre médecins différents qui n’ont pu poser un diagnostic. Après deux biopsies superficielles et deux analyses, le laboratoire n’a pas non plus pu déterminer ce dont il s’agissait. J’ai eu cinq traitements qui n’ont pas fonctionné et je devais marcher avec des antidouleurs tous les jours entre le mois d’octobre et le mois de mai. Au mois de mars, je me suis demandée si ce problème au pied ne signifiait pas tout simplement que j’en avais plein les pattes, et qu’il était l’expression du stress ressenti depuis des mois voire depuis des années auparavant. J’ai alors arrêté tout traitement allopathique mais je mettais juste de l’huile essentielle de tea tree (ce que j’avais essayé auparavant aussi mais qui n’avait pas fonctionné). Et j’ai totalement lâché prise. En même temps que je rentrais dans un processus de développement personnel, que j’ouvrais ce blog, que je me créais de nouveaux objectifs enrichissants et motivants, je ne me suis plus dit que mon pied était malade. Je me répétais sans cesse que je n’avais rien et que mon pied était en parfait état. Au fil des jours, tout a diminué. Aujourd’hui, je peux dire que je suis presque guérie.