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TU VAS BIEN?

Voilà une question que l’on m’a posée pas moins d’un millier de fois. Et vous? Avez-vous toujours été honnête dans votre réponse? Moi non. Il m’est arrivé de répondre que « oui », tout allait bien alors qu’intérieurement, rien n’allait. Ce « oui » de façade, parfois accompagné d’un sourire de façade, était là pour noyer un chagrin, une solitude ou une tristesse. Ma bouche disait « oui », mais que disait mon corps? Pensez-vous qu’à cette période, mes épaules voûtées, mon teint gris et mes yeux éteints ou inquiets reflétaient aussi ce « oui »?

N’avez-vous pas vous-même eu un jour en face de vous une personne à qui vous avez demandé ce qu’elle avait et que celle-ci vous a répondu « rien » alors que tout son corps et son regard disaient le contraire? Avez-vous cru à sa réponse ou non à ce moment là? Désormais, lorsque je m’apprête à poser cette question à une personne, j’observe préalablement sa gestuelle et son visage. Je ne vais plus à la pêche aux informations si je vois ou que je sais que la personne a « quelque chose », mais qu’elle est naturellement réfractaire à la communication, au partage de sa situation, de ses émotions, ou à toute aide extérieure. Je ne deviens pas le sauveur du Triangle de Karpman, et je ne tente plus de la convaincre de se confier.

On fait tous semblant que notre esprit va bien dans quelque domaine que ce soit, mais notre corps montre le contraire. Et si nous persuadions notre corps que nous allons bien pour que notre esprit aille mieux?

Le matin, comment sortez-vous de votre lit? Comment vous tenez-vous? En traînant les pieds, les épaules basses jusqu’à votre douche? Et si au contraire vous faisiez comme si vous étiez dans une forme olympique: quelques étirements pour détendre votre corps, dos droit, démarche énergique, sourire devant votre miroir…? Quel impact ces deux attitudes auraient elles sur votre esprit, vos émotions? Essayez!

Dans son ouvrage Pouvoir illimité, Anthony Robbins explique bien le lien qui existe entre le corps et l’esprit, entre la physiologie et l’esprit: « qui modifie sa physiologie -sa posture, son rythme respiratoire, sa tension musculaire, le ton de sa voix- modifie instantanément ses représentations internes et son état ». Si changer de représentations internes permet de modifier son état émotionnel, changer sa physiologie également, et encore plus rapidement.

Alors que l’être fatigué aura tendance à marcher voûté sur lui-même et le regard bas, celui qui ne l’est pas aura au contraire la tête et le regard hauts et se tiendra droit. Si celui qui est fatigué se tient comme la personne pleine d’énergie, son corps enverra alors à son cerveau un message selon lequel il est frais et dispos et cela modifiera son état émotionnel.

La physiologie a le même pouvoir de changement sur les personnes déprimées. Parlez, marchez ou asseyez vous comme une personne déprimée et vous ressentirez la dépression. Faites l’inverse avec votre corps et votre cerveau captera le message selon lequel vous n’êtes pas déprimé.

Anthony Robbins prend l’exemple d’une personne qui pleure, paralysée par la peur de la marche sur les charbons ardents. Yeux fermés ou regard bas, cette personne accède à la partie kinesthésique de son système nerveux. Elle est centrée sur ses émotions négatives. En levant les yeux, elle accède à la partie visuelle et se « décentre » donc de ses émotions. Les pleurs s’arrêtent presque instantanément et son état émotionnel change. Vous vous souvenez de cette image dont je vous parlais dans cet article?

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Le lien entre la physiologie et l’esprit, j’ai eu l’occasion d’en avoir la preuve par deux fois sur moi-même. Je vous ai parlé quelques fois d’un problème que j’avais au pied, maladie apparue d’un coup en octobre 2017. Deux biopsies n’ont pas réussi à déterminer de quoi il s’agissait, et quatre ou cinq médecins et autant de traitements différents n’ont pas réussi à soigner cette maladie « inconnue ». Un jour, j’ai décidé d’abandonner mon dernier traitement local en date, de guerre lasse. J’ai aussi décidé de laisser tomber les anti-douleurs que je prenais quotidiennement et de me forcer à marcher comme quelqu’un qui n’a pas mal. Je me suis convaincue que je n’avais pas besoin de tout cela puisque personne ne savait ce que j’avais et que par conséquent je n’avais rien. Je mettais juste quelques gouttes d’huile essentielle de tea tree. Je vous en ai parlé dans cet article récent. Au bout de quelques jours, je n’avais plus mal et ma peau se refermait de jour en jour. Son aspect s’améliorait. Aujourd’hui mon pied est guéri. Mon corps a marché comme quelqu’un qui n’a rien et mon esprit a capté le message jusqu’à en être persuadé. Attention, je ne pousse personne à abandonner son traitement pour guérir! Ma « maladie inconnue » se prêtait à un tel abandon, et je ne peux le dire qu’après coup car cela a marché dans mon cas, qui est spécifique. Ce n’est pas le cas pour bon nombre de maladies qui nécessitent la poursuite d’un traitement, même si un travail intense sur la motivation et la foi en la guérison ne peut pas faire de mal… Le deuxième exemple dont je veux vous parler, je l’ai déjà partagé avec vous. C’est quand je me suis mise à courir et qu’à bout de souffle, j’ai modifié ma posture, et que ma visualisation de réussite a changé.

Le lien entre la physiologie et les croyances et l’esprit des individus, a fait l’objet de nombreuses études, comme le montre Anthony Robbins dans Pouvoir illimité. Il ressort par exemple de celles du Dr. George Engel, du Centre de médecine de l’université de Rochester, que certains cas de morts subites ne peuvent s’expliquer autrement que par les croyances négatives internes des individus concernés. Une personne peut se sentir si seule, avoir si peur ou être si désemparée que cela peut la conduire à la mort. Le rite des sorciers d’une tribu aborigène d’Australie appelé « pointer l’os » est un exemple surprenant et a été décrit par le Dr. Herbert Benson. Ce rite consiste à jeter un sort si puissant que les victimes savent avec certitude qu’elles souffriront de terribles maladies et mourront. Leur croyance et leur physiologie engendrent une force négative si puissante qu’elles détruisent leurs victimes.

Si les états négatifs peuvent parfois tuer tel un stress intense et incontrôlable, les états positifs peuvent guérir. Le rire est un remède exceptionnel dans certains cas car il déclenche des processus biologiques particuliers qui font naître des émotions positives pouvant conduire à la guérison.

Le Dr Paul Ekman, professeur de psychiatrie à l’université de Californie de San Francisco, écrivait en 1985 que l’ « on devient ce que l’on inscrit sur son visage ».

C’est pour cela qu’une incohérence entre la tonalité de la voix et une réponse donnée à une question est facilement perceptible. A la question « comment vas-tu? », si je réponds « très bien » d’une voix faible et hésitante mon corps ne paraît pas adhérer à ma réponse, n’est ce pas ? Lorsque le corps et l’esprit sont cohérents, le cerveau perçoit des messages clairs et nous pousse à agir en conséquence avec beaucoup plus de puissance. Cette cohérence se retrouve chez nombre d’individus connus comme Martin Luther King ou John Kennedy. Imitez la: imitez le ton de leur voix, leur regard, leur posture, leurs expressions faciales. Si vous êtes persuadé de ce que vous dites, vous ressentirez les mêmes émotions que vos modèles.

Et vous, êtes-vous cohérents lorsqu’on vous demande si vous allez bien?

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FITNEXT, OU COMMENT RECONNECTER CORPS ET ESPRIT?

Avez-vous déjà remarqué combien les propriétaires de chiens « ressemblent » souvent à ces derniers? La mémé avec sa mise en plis promène un caniche, monsieur muscles un dogue allemand, l’intello un golden, miss monde un westie, le grincheux un roquet aux dents de vampire… Je suis volontairement provocatrice mais c’est sans méchanceté. Maintenant, imaginons la vie de ces personnes et c’est aussi volontairement que je rentre dans des clichés: vie pépère, sportive, cérébrale, mondaine branchée réseaux sociaux…?

Et vous, quel animal avez-vous ou aimeriez-vous avoir? Quel est votre animal préféré? Lorsqu’on est enfant, les réponses sont souvent les mêmes: lapin, dauphin, cheval, chat, chien, etc. Le choix est vite fait. A l’âge adulte, à moins d’avoir une passion sans borne pour un animal ou d’en avoir fait son métier, il est plus difficile de répondre à cette question n’est-ce pas (contredisez moi en commentaire)?

Un de mes enfants m’a posé la question l’autre jour. Je n’ai pas trop su quoi lui répondre, moi qui aimait pendant longtemps tous les animaux cités ci-dessus. Pourquoi? J’ai senti que si je lui répondais que c’était les chevaux ou les lapins comme avant, je n’étais désormais plus en accord avec moi-même. Bizarre…

Les goûts et les couleurs seraient-elles donc liées à notre état mental du moment? À un état physique particulier également?

Flashback. Vers la fin de l’année 2017, j’ai commencé à beaucoup manger. Surtout du chocolat et des gâteaux. A manger sans faim, ni fin. J’ai toujours été une bonne convive et j’ai toujours aimé cuisiner et recevoir. Toutefois, cela faisait longtemps que je ne cuisinais plus des plats à la fois bons et esthétiques, les enfants n’aimant que quelques aliments. Je ne relevais plus aucun défi culinaire comme avant et je compensais ma solitude morale, ma fatigue et mon stress dans le chocolat, qui était devenu un « aliment doudou ». Un peu comme l’alcoolique se noie dans l’alcool.

Et puis un soir vint la prise de conscience devant le miroir. Je vous en ai parlé ici. J’avais entamé quelques temps auparavant un processus pour aller mieux avec un kinésiologue. Je souffrais terriblement de stress visuel et auditif. Je ne le savais pas encore à ce moment là, mais cela allait radicalement changer ma vie. C’était pour moi le point de départ de la découverte du développement personnel et de tout ce qui s’ensuit. Le travail entamé m’avait fait prendre conscience que mon état physique était en dissonance totale avec mon évolution mentale. Mon corps était fatigué par trois grossesses, dix ans de nuits blanches, des accidents et des chutes, une alimentation déplorable et un moral encore à zéro quelques temps auparavant en raison d’une solitude qui me pesait énormément. Alors que mentalement, je remontais doucement la pente, mon corps ne suivait pas. Les kilos en trop ne reflétaient plus mon état mental du moment.

Il fallait changer tout ça… Des régimes, j’en avais entamés. Et délaissés aussitôt. Par manque de courage. D’envie, plutôt. Un soir, le « hasard » me fait tomber sur une offre proposée par SELRES_c46ee017-8841-492a-9144-eb92f106a7f2SELRES_86ac8634-374f-4e8c-9a96-9fb3c8a3c2d2SELRES_8e0aa215-e229-4a1b-81d4-b53c43bc0177SELRES_4192b22e-7297-45c9-b40c-99654a9a4cdbFitnextSELRES_4192b22e-7297-45c9-b40c-99654a9a4cdbSELRES_8e0aa215-e229-4a1b-81d4-b53c43bc0177SELRES_86ac8634-374f-4e8c-9a96-9fb3c8a3c2d2SELRES_c46ee017-8841-492a-9144-eb92f106a7f2. Je ne connais pas. La promesse de perte de poids est aussi alléchante qu’une tablette de chocolat aux noisettes, me dis-je. Je fais quelques recherches sur la méthode et sur Erwann Menthéour, son fondateur. Cette méthode allie sport, alimentation, santé et bien-être.

Je regarde ses vidéos sur SELRES_633ab510-e09f-451d-a13f-057c4090bbe8SELRES_8795dcf4-cf8d-4f7e-91a9-674fb5ea813dYouTubeSELRES_8795dcf4-cf8d-4f7e-91a9-674fb5ea813dSELRES_633ab510-e09f-451d-a13f-057c4090bbe8 et je suis rapidement séduite par sa vision des choses. Mental, courage et détermination. Ayant commencé le sport très jeune, cet ancien coureur cycliste professionnel des années 90 a dû en avoir dans sa vie. Il arrête brutalement sa carrière en 1997 suite à un accident lors d’une course cycliste. En 1999, il publie un livre sur le dopage dans le monde du cyclisme quelques mois après que l’affaire Festina ait éclaté. Il décrit son abus de produits dopants et l’organisation du système de dopage dans ce milieu. Coach sportif, il participe à des émissions de télé, fait de nombreuses vidéos, et surtout fonde la Méthode Fitnext. Parallèlement, il continue de publier des livres sur la santé, l’alimentation et le sport.

La méthode Fitnext (Nle Ed)

Tentons. Je n’ai rien à perdre. Je m’inscris pour trois mois au programme « perte de poids ». Le site propose deux autres programmes: bodyweight et full energy. J’opte pour le plus simple à mes yeux. Ce sera un bon début me dis-je. J’installe l’application Fitnext. Le programme est scindé en deux parties: rééquilibrage alimentaire et exercice physique.

Ce qui me plaît d’emblée c’est qu’il ne faille pas compter les calories et qu’une collation à 10h et 16h soient recommandées. Et ça c’est un énorme avantage lorsqu’on est pressée et gourmande. C’est rassurant. Les plats proposés me font carrément envie, car ils me sortent de ce que mes enfants aiment: du gras, du salé et du sucré.

Avec Fitnext, on est dans le vivant, le cru, l’énergie mais dans aussi la diversité et les produits de saison. J’essaie de proposer des choses à mes enfants, qui pour seuls légumes n’aiment que la salade de tomates, les carottes râpées et les haricots verts. Je n’ai malheureusement pas beaucoup de succès sauf avec les jus vitaminés que je fais tous les jours avec le Nutribullet dans lequel j’ai investi.

Les recettes proposées par le programme sont simples et très rapides à faire. C’est bon, c’est beau, c’est revigorant! L’avantage du programme est aussi que l’on s’instruit: tous les articles du site en matière d’alimentation sont très riches et apportent des conseils précieux. On ne fait pas bêtement les recettes. On les comprend et c’est ce qui fait la différence avec d’autres régimes.

En réalité, Fitnext ce n’est pas un régime. C’est un rééquilibrage alimentaire, qui commence par un gros « nettoyage » corporel grâce à une monodiète de trois jours. Je vous en ai déjà parlé dans cet article. Pour être honnête, j’ai fait deux monos. J’ai commencé la première en grignotant un peu à côté… Je n’étais pas préparée mentalement à manger de la pomme pendant trois longs jours. J’ai contacté un coach en ligne (service nickel à chaque fois) pour recommencer le programme à zéro quelques jours après. Je me suis préparée devant le miroir en trouvant tous les inconvénients à mes kilos accumulés depuis des années. Facile! Les membres géniaux du groupe d’entraide Fitnext sur Facebook m’ont encouragée. Ils sont supers! On sait qu’il y a des gens qui sont passés par là avant nous et ils sont là pour nous soutenir, et ça c’est sympa.

La deuxième monodiète, j’ai été très assidue. Et là…j’ai dégonflé comme un ballon de baudruche et perdu 5 kgs en trois jours. J’ai pris conscience de l’état l’inflammation dans lequel j’étais. Bizarrement, je n’éprouvais pas de sensation de faim. Mon corps était léger et j’étais beaucoup moins stressée. Cette douleur aux cervicales que je traînais depuis des semaines s’est évanouie en deux jours. On aurait dit qu’un poids était parti, au sens propre comme au figuré. Corps léger, esprit léger.

Je me suis aperçue après coup que franchir avec succès cette étape de la monodiète est une victoire importante pour le mental. Cette étape est comme une étape « initiatique ». C’est certes le début du rééquilibrage alimentaire en profondeur. Mais c’est aussi celle du début des exercices physiques. Et du mental, c’est maintenant pour ça qu’il va en falloir…

On peut choisir les jours d’exercice physique. Je choisis de commencer par faire des exercices deux fois par semaine car j’ai un emploi du temps chargé avec un petit en bas âge. Les démonstrations d’Erwann Menthéour sont assez impressionnantes pour quelqu’un qui n’a pas fait de sport depuis…? Quand j’étais ado, je faisais deux heures de sport par jour. J’adorais ça, et manquer une séance était pour moi un véritable supplice. Mais ça c’était avant. On enchaîne les séries de burpees, gainage, etc… entrecoupées certains jours par les séances de yoga de Samuel Ganes. Comment faire pour enchaîner les positions sans m’écraser comme une crêpe sur mon tapis? J’essaie tous les exercices physiques proposés et le yoga. Je suis bien rouillée au début et je me rends compte que j’habite une maison en piteux état. Mais je m’exécute. Et petit à petit, j’y arrive. Pas à la perfection bien sûr, mais j’y arrive quand même. Il me manque quand même ce petit truc en plus pour faire les exercices avec plus de volonté: le mental. Je perds du poids mais je suis à un pallier que je n’arrive pas à casser. J’ai la sensation que mon corps dit non.

Dans une de ses vidéos, le coach explique qu’aller courir une trentaine de minutes après une séance d’exercices physiques permet de libérer les graisses destockées pendant celle-ci. J’aimerais bien, mais comment faire? Je me souviens de l’endurance au collège. Nous faisions cela sur une vraie piste d’athlétisme. Pour moi qui n’avait aucun souffle, c’était une véritable épreuve. Points de côté, essoufflement, gorge qui brûlait, mal aux chevilles… et abandon systématique. Pourtant, je faisais déjà deux heures de gymnastique intensive par jour à ce moment là. Un vendredi soir, je découvre une vidéo de Steve Abd al Karim, fondateur de Booster d’excellence. Il y parle de reprogrammation mentale pour atteindre nos objectifs. Je vous en ai parlé dans cet article. Ce que j’entends me transporte et me conduit à m’acheter une tenue pour courir le lendemain. J’avais aussi commencé la lecture du SELRES_30c79ce8-801a-41c0-a288-c1ad0b03ed97SELRES_76d79386-7100-4392-b17d-6baff8427b2bMiracle Morning de Hal Elrod quelques jours auparavant.SELRES_76d79386-7100-4392-b17d-6baff8427b2bSELRES_30c79ce8-801a-41c0-a288-c1ad0b03ed97 quelques 

Miracle Morning

Celui-ci parle de ses life SAVERS et de l’impact que cela a eu sur sa vie et sur son mental en général. Cela lui a entre autres permis de courir un marathon puis un ultra-marathon. J’en étais loin, mais l’idée de me servir de la visualisation mentale me plaisait. Pourquoi ne pas essayer pour au moins franchir le cap des quelques secondes de footing dont je me sentais capable…? La visualisation mentale est après tout très utilisée par les sportifs de haut niveau pour performer. En visualisant par exemple un match ou une épreuve sportive où ils ont excellé, et en activant leurs sens « comme s’ils y étaient », ils plongent leur cerveau dans un état positif, ce qui a un impact sur la performance attendue.

Je tente. Je fais le vide. Je m’éloigne du bruit du monde. D’abord, je visualise tous ces moments où je faisais de la gymnastique tous les jours il y a bien longtemps. Je me sens à l’aise, et lorsque je sens mes muscles travailler, les sensations sont agréables. Je me revoie écouter de la musique, boire un smoothie après ma séance et surtout ressentir un bien-être profond. Puis, j’essaie de ressentir les mêmes sensations de bien-être en me voyant courir. Je vois mes pieds qui se soulèvent du sol, sans difficulté. Je n’ai aucune image d’essoufflement qui me vient à l’esprit. J’enfile mes baskets et je franchis la porte.

Je commence ma course, tourne à droite au bout de la rue et je me demande déjà si je vais arriver sur le boulevard. La première sensation est assez étrange pour moi qui n’ai jamais couru dans la rue. Solitude et liberté? Je me dis que ce serait la honte si je n’arrivais pas au bout de cette longue rue. Et que si la voisine d’en face me voyait déjà revenir elle se moquerait certainement de moi. Je cours. J’essaie de maîtriser mon souffle pour éviter les mêmes désagréments que lorsque j’étais au collège. J’essaie de me remettre dans mon état de visualisation mais je n’y parviens pas. Je tourne enfin à gauche et arrive sur le boulevard. Une fois encore, je me dis que les gens passant dans leurs voitures doivent probablement me regarder. Je me sens gênée. Je m’aperçois finalement que personne ne me prête attention. J’accorde trop d’importance au regard des autres. Comme la majorité d’entre nous je suppose. Une voix intérieure me parle: « Qu’est ce qu’on s’en fout? » Vis ta course à fond et tu atteindras ton objectif ». Solitude et liberté. Je suis seule face à moi-même et libre de mes mouvements. Mes pieds se soulèvent de mieux en mieux du sol. J’arrive déjà au parc. Au fur et à mesure de ma course, je fais le vide autour de moi et je me coupe de nouveau du bruit du monde. Je replonge dans l’état de visualisation qui m’a aidée plus tôt à aller courir sans me poser de questions. J’avance. Mon souffle est régulier. Pas de douleur malgré un pied en vrac. Pas de point de côté. Pas de gorge qui brûle. Je fais le vide et je m’écoute pour la première fois. La petite voix me souffle « P.N.L. » (je vous en avait déjà parlé ici). Je me répète sans cesse, « cours, tu peux le faire, tu peux le faire ». Mon cerveau part dans la savane! Je visualise un tigre (pourquoi pas un westie, un cheval ou un lapin?) qui court pour attraper sa proie. Je m’imagine que je suis ce tigre. Bizarre et drôle, comme image. Mais je ne pense plus qu’à ça. Mon objectif, c’est ma proie. Je ne lâche pas. Je cours après elle. Je fais le tour du parc, je ressors dans la rue, je cours après ma proie et je reviens à la maison. Je prends mon téléphone pour regarder le temps effectué. 35 minutes. Le tigre a attrapé sa proie.

C’est à cet instant que j’ai compris une chose: le mental peut véritablement nous faire atteindre des objectifs improbables et rien n’est impossible. Le programme Fitnext a été un déclencheur énorme pour ça dans ma vie. Il m’a permis de réconcilier mon corps malmené et mon esprit désemparé.

Depuis plusieurs jours, je me suis relâchée sur le plan alimentaire. Un enchaînement d’invitations et un emploi du temps extrêmement chargé ont fait que j’ai replongé dans le grignotage de sucreries. Je me sens stressée et très fatiguée de nouveau et je sais maintenant que c’est dû au sucre et au déséquilibre entre mon corps et mon esprit. Je prévois de nouveau une monodiète et un rééquilibrage. J’ai maintenant deux richesses qui jouent en ma faveur: le mental et « l’esprit Fitnext ». Quand on y a goûté une fois, on sait qu’on replongera dedans facilement.